Godfather Of Soul Do Brasil
Tim Maia
Je l'ai découvert comme beaucoup grâce à la compilation : Nobody Can Live Forever (The Existential Soul Of Tim Maia) parue en 2012 chez Luaka Bop , le label de David Byrne.
Cela m'a donné envie de remonter le fil.
Sebastiao Rodrigues Malia est né en 1945 à Rio De Janeiro dans une famille de dix neuf enfants. Comme beaucoup, il s'initie à la musique percussive dans la paroisse de la basilique des Capucins à Rio.
Puis commençant à composer des poèmes et écrire de la musique dès l'âge de huit ans , à 14 ans il est batteur dans le groupe officiel des Os Tijucanos Do Rithmo.
Il apprend la guitare et organise autour de lui une bande avec Roberto Carlos, Erasmo Esteves, Erasmo Carlos, Jorge Ben ... se faisant appeler Matoso Gang. Il prend le surnom de "Babulina" à sa façon de reprendre "Bop A Lena" une chanson rock de Ronnie Self.
Il fonde le groupe "The Spuntniks", mais le groupe implose quand Roberto Carlos est repéré à la télévision, les autres restant dans l'ombre.
Il quitte le groupe et prend le nom de Tim Maia.
Il émigre aux Etats Unis en 1959, à 17 ans, pour ses études, mais sans un sou en poche et en ne sachant parler Anglais les choses s'avèrent difficiles.
Pendant quatre ans il survit entre Tarrytown et New York, enregistrant un single qui fait flop au sein d'un groupe de soul Doo Wop "The Ideals" .
Entre petits boulots, petits larcins et petites copines et déjà grosses défonces, il tourne mal et se fait prendre dans une voiture volée avec de la majijuana. Six mois de prison et puis expulsé des USA.
Le retour imposé au Brésil, la tête pleine de Soul et de Rock N' Roll, il zone à Rio entre petits boulots et problèmes judiciaires. De retour à Sao Paulo, il se fait une petite place et il renoue avec ses amis d'enfance devenus musiciens vedettes, principalement Roberto Carlos.
De nouveau dans le système, il perce en 1970, premier album chez Polydor après un premier single "Meu Pais" en 1968.
C'est de la Soul typé américaine, parfois chantée en Anglais, mais qui parle du Brésil.
Ses producteurs se désespèrent de son manque d'implication, son excentricité, bâclant ses interview et la promotion, oubliant de se présenter à ses propres concerts. Le phénomène s'amplifie sous alcool et cocaïne. Il disait qu'l faisait son triathlon avant chaque concert : alcool, cocaïne et majijuana.
En 1974, il découvre la secte "Cultura Racional" prônant l'origine extra terrestre de la vie sur terre. Il devient ascète, s'habille en blanc, tiens des propos tendancieux de sa foi qui font fuir Polydor
Il crée alors son propre label pour deux albums intitulés "Racional vol 1 & 2". Et c'est un bide total en dépit de la qualité musicale des deux albums.
En prise de poids exponentielle, il rompt alors avec la secte en 1977. Il détruit les invendus, refuse de chanter ces titres, de rééditer les deux albums ce qui les rendra cultes.
D'où la sortie d'un troisième album daté de 1973 visiblement fait de chutes d'enregistrement.
Puis il reprend sa production effrénée d'album, boulimique autant que son appétit l'amenant dans une obésité maladive.
Il meurt à 55 ans en 1998.
Voila ma très arbitraire compilation :
Tim Maia : La Soul du Brésil / Compilation 2025
- Pedro Cicero (1970)
- Festa Do Santos Reis (1971)
- I Don't Know What To Do With Myself (1971)
- I Don't Care (1971)
- My Little Girl (1972)
- Idade (1972)
- Canario Do Reino (1972)
- Sofre (1972)
- Pelo Amor De Deus (1972)
- Where Is My Other Half (1972)
- Do Your Thing, Behave Yourself (1973)
- Balanço (1973)
- Over Again (1973)
- Compadre (1973)
- Réu Confesso (1973)
- Bom Senso (1974)
- Ela Partiu (1974)
- Immunazaçao Racional (Que Beleza) (1974)
- O Caminho Do Bem (1975)
- The Dance Is Over (1976)
- Brother, father, Sister And Mother (1976)
- Marcio Leonardo E Telmo (1976)
- Nobody Can Live For Ever (1976)
- Venha Dormir In Casa (1977)
- Let's Have A Ball Tonight (1978)
- Do Leme Ao Pontal (1986)
Sorgual













Merci Sorgual. Vrai travail de fond, c'est super.
RépondreSupprimervraiment un artiste qui récompense de l'envie de fouiller, c'est pas toujours le cas ...
SupprimerEh je connais cet album (Nobody Can Live Forever).. j'avais super adoré, je sais plus où il est. Sinon "abeille soul".. on dit Bee Gise :)
RépondreSupprimerUne très bonne idée cette proposition, mon copain REVPOP (son autres spécialités c'est le Brésil) me l'avait conseillé mais devant la nombre d'albums, j'étais un peu sourd. Pour l'instant je suis sur la compil citée plus haut présente sur QOBUZ. Chouette par ce temps.
RépondreSupprimerEt ouvre l'envie de retourner vers ces groupes américains influencés par cette joie de jouer. Je pensais au premier Chicago, mais aussi Blood Sweat Tears que je connais moins bien
Je me suis planté à cause de "Que Beleza" j'écoutais en me souvenant de mon commentaire, mais en fait il y a peu de titres avec cuivre. Mais soul ça il y a ! Un Santana sans virtuose de la guitare?
SupprimerPour les cuivres il faut écouter Balanço
SupprimerPas trop Santana en fait, souvent il me fait penser à Bill Withers en voyage au Brésil.
RépondreSupprimerJe ne sais pas si tu as raison, mais ça donne envie de vérifier.... un peu de Soul, mais Tim est un bon candidat à nos hivers approchant (logiquement il y en aura plusieurs)
SupprimerBlack Sabbath attendra, je suis en plein Tim Work et je me fais de le Bill (je suis limite à ne pas l'envoyer)
SupprimerCa fait toujours plaisir les coms, encore plus quand c'est un article qui m'a demandé du temps et de la recherche.
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