Stupéfiante !
Née en 1975 à Houston, de lointaine origine française (sa famille ayant débarquée à la Nouvelle Orléans au 18° siècle), la texane Jolie Holland, s'intéresse tôt à la musique, apprenant le piano (autodidacte, jouant et composant dès l'âge de six ans sur un piano droit d'une amie de sa mère entreposé dans sa chambre) , la guitare (par une copine de lycée), quelques rudiments de fiddle (au collège), puis toujours en autodidacte le ukulele et le chant.
Elle bourlingue beaucoup, zonant à la nouvelle Orléans, Houston, Boston et surtout Austin où elle est adoptée par la sphère jazz et une directrice de chorale qui approfondit son chant.
Jamais de vrai cours de musique ou solfège
Elle fonde à Vancouver le groupe the Be Good Tanyas.
Puis entame sa carrière solo en 2001 juste après cet album, retournant vivre à San Francisco.
Elle sort son premier album en 2003 "Catalpa"
Le morceau qui nous intéresse est sur le second album "Escondida" en 2004.
Le groupe est composé de :
- Jolie Holland : voix, guitare, ukulele, piano
- Dave Mihaly : voix, batterie, marimba
- Brain Miller : voix et guitares
- Keith Cary : contrebasse, mandoline, banjo
- Ara Anderson : trompette
- Enzo Garcia : scie musicale
- Paul Scriver : saxophone
Le titre de l'album veut dire caché en portugais. Elle délivre un mix des racines américaines avec ce titre phare, ce délicieux morceau cabaret, et la pensée en boucle de la morphinomane.
Ce morceau me fait penser au tragique destin de la célèbre danseuse Odette Valery.
On pourrait faire un film de son histoire et mettre cette musique en bande originale.
Née d'un père Grec et d'une mère Italienne, entre 1879 et 1883, elle vit à Rome puis Paris. Elle joue du piano , est polyglotte, et surtout danse.
Elle intègre l' école de danse Opéra. Elle perce sur la scène de La Scala à Milan, puis devient l'égérie des Folies Bergères ... avant de moderniser son style, dansant pieds nus, reprenant des danses traditionnelles grecques. Elle court dans les différents cabarets et débute au théâtre et au Music Hall (chants Napolitains).
Elle est adulée quand, la première, elle danse avec un serpent autour du cou ... à New York.
Elle part en tournées en Argentine en 1903, puis France, Angleterre, Etats Unis, Italie.
Une des artistes les mieux payées du monde, renommée, mais qui sombre quand malade elle interrompt sa carrière. En 1912, ayant tout dilapidé, elle est miséreuse, vivant dans une petite pension de Notting Hill avec son fils.
Des mécènes essayeront de la sortir de cette impasse, et elle fait un timide retour à 34 ans sur scène au théâtre à Montparnasse en 1913.
Puis son addiction à l'ether et à la morphine la feront sombrer définitivement et disparaître après un cours séjour à l' Asile Saint Anne ... on la sait encore vivante en 1933, puis plus rien, disparue. On ne sait même pas où et quand elle est morte.
Aucune trace de celle qui aura marqué son temps, passionné les grands photographes et le peintre Henri Gabriel Ibels qui lui consacre un portrait (la danseuse de 1899) , lui le post impressionniste de Montmartre, ému par le travail de Degas, membre des Nabis avec Bonnard et Vuillard, précurseur de l'Art Moderne et surtout guide pour un certain "Henri De Toulouse Lautrec"
Jolie Holland : Old Fashioned Morphine / 2004
Aucune des rares reprises que j'ai trouvé ne vaut le déplacement d'oreille
Sorgual


















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