Restauration des anciens liens :
Tout Septembre 2025 est de nouveau disponible
Allez pour les étourdis qui ont oublié de les prendre ...
Sorgual
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Sorgual
Hit Très Improbable
Pourquoi cette fois là, j'ai eu la patience de ne pas zapper sous l'assaut des Larsens , de m'arrêter à l'étiquette Drone ou Doom, de savoir que ce groupe est avant tout un spectacle de scène enfumées ?
Sunn O)))
N'est pas vraiment un pilier de ma discothèque, loin de la!
Mais voilà, sorti de leur huitième album en vingt ans de carrière, que le leader Stephen O' Malley me surprend en invitant la violoncelliste Islandaise Hildur Guonadottir qui vient sublimer ce morceau atypique.
On a l'impression d'entendre un ange qui tente de s'élever d'un enfer gothique et vrombissant, aller vers une lumière moite, étouffée, à peine perceptible.
Douze minutes d'une bataille sonique !
L'impression que si Gustav Mahler avait été là, il aurait aimé participer à cette guerre des tripes, à cette violence ambigüe, presque extatique.
Sunn O))) : Life Metal / 2019
1 Between Slepnirs's Breaths (Feat Hildur Guonadottir)
Sorgual
Difficile de choisir !
The Kinks
Parler des Kinks est un sujet si et trop vaste.
Les demi-frères Ray (Raymond Douglas né en 1944) et Dave (David Russell Gordon né en 1947) Davies ont tellement produits de belles choses en 1963 et 1996.
Ils ont toujours fait de la musique depuis le collège, et même joués avec un obscur chanteur de la même école , un certain Rod Stewart; avant finalement de former The Ravens avec leur ami Pete Quaife.
1964, les voit décoller avec "You really Got Me" peu après avoir renouvelé une partie du groupe et adopté le nom définitif de The Kinks.
J'ai toujours entendu parler de ce Bootleg célèbre, que je n'ai croisé qu'en piètre qualité.
The Kinks : Kinky Beebs & Boots
qui accumule des enregistrements pour la BBC la plupart du temps, réalisés entre 1964 et 1972.
Le listing fait envie !
Et voilà que je tombe sur ce CD ! Un beau résumé.
The Kinks : Kinky Beebs / 1970
Sorgual
Une Vielle Etoile A Neutrons :
Je vois passer cette pochette sur le site Madshoesmusicology, et les souvenirs remontent.
Pulsar
Une tête d'affiche du Space Rock Progressif Français, avec ce premier album studio en 1975.
Le groupe est alors composé des majoritairement Lyonnais :
Quelle qualité cet album, malheureusement au son un peu plat, même sur les rééditions.
Quand ils enregistrent cet album, cela fait déjà cinq ans qu'ils travaillent ensemble ce rock progressif spatial, et cela s'entend. En plus leur rencontre est plus ancienne, dès 1966 au collège Saint Just à Lyon, où ils forment un premier groupe plus conventionnel "Free Sound".
A noter qu'ils avaient du mal a trouver une maison de disque et qu'ils sont signés par Kingdom Records, les premiers français à s'exporter en Angleterre, terre du rock progressif dans ce style particulier.
J'aime moins la suite, après le départ de Philippe Roman, même si le deuxième album "The Strands Of The Future" en 1976 est renommé et un succès commercial, et reste conquis par "Halloween" en 1977 quand ils signent chez CBS (celui là, le vinyle claque !).
Ils se séparent en 1981, pour se reformer en en 1989 pour une activité épisodique.
Est ce que cette musique est datée ?
Oui, un peu, mais pas plus qu'un Pink Floyd ou des albums des autres français Atoll ou Ange ...
Pulsar : Pollen / 1975
Sorgual
Retour A L' Artisanat Industriel :
Répondre à la question "Et si Kraftwerk s'était mis à l'électro dansante ?", peut être que cet album étrange le fait.
Kompromat
Pascal Arbez Nicolas (dit Vitalic et ex Dima) et Julia Lanoë (ex Sexy Sushi, ex Mansfield Tya, DJ sous le pseudo Rebeka Warrior) ) ont décidé un retour aux sources de l'électro avec cette teinte industrielle, ce son typé Krautrock électronique germanique.
L'impact est puissant, et les digressions magnifiques, choeurs d'enfants, rares paroles en français, contrastant avec ce son froid et ce chant en Allemand. Ils ajoutent cette touche lancinante, cette pulsation dévastatrice, et les petites pointes de lyrisme aux claviers synthétiques.
Dire que Julia ne parle pas Allemand, mais est à l'époque en couple avec un germanophone !
A noter au chant, la présence en duo d' Adèle Haenel sur "De Mon Ame A Ton Ame".
Addictive cette musique froide mais dynamique, industrielle, presque faite pour les friches Berlinoises ou les sous sols de Manchester.
Tout n'est pas à la hauteur, mais quelques très bons morceaux.
Le Dernier des Roots ?
Oui sa voix me fait penser au rude rappeur Français, rauque, forcée, mais hypnotisante, addictive.
Buju Banton
Mark Anthony Myrie est né en 1973 en Jamaïque, le plus jeune d'une famille de quinze enfants entassés dans une bicoque sur Salt Lane dans Kingston. Ce sont des descendants d'esclaves africains, évadés et cachés dans les montagnes, des Marrons.
Il aime comme son père chanter, et dès ses dix ans n'hésite pas à prendre le micro lors de la visite dans le quartier de Sound System.
Il débute à 14 ans avec "The Ruler" et devient progressivement une gloire du DanceHall.
Son premier album date de 1992 : Stamina Daddy.
Buju est le surnom donné aux enfants joufflus (terme qui désigne aussi le fruit à pain), et Banton évoque une personne respectée éduquée et hautaine, Buju Banton ayant déjà été utilisé par un artiste local à la voix grave, que Mark enfant adorait et imiter dans son chant.
Sa carrière est interrompue par une condamnation à 10 ans de prison pour trafic de cocaïne, il contestera toujours, possible victime d'une machination (?), et sera libéré au bout de sept ans.
Il est également en 2004 impliqué dans l'agression d'homosexuels, ce qui fait écho à l'un de ses premiers titres "Boom Bye Bye" qui appelait à la mort d'homosexuels ... Mais il a depuis été blanchi (?), et a retiré ce titre de ses chansons.
Son mythique album de 1995 a été réédité pour le vingt cinquième anniversaire, version augmentée, un régal !
Ecoutez "Champion" et si vos orteils ne bougent pas tout seuls, inquiétez vous , vous êtres paraplégique !
Difficile de trouver après les années 80 du reggae qui n'a pas viré pop, ou reprise pseudo Soul, mondialisé à mort ... seuls quelques uns comme Ziggy Marley arrivent à surnager.
Les autres légendes, comme Lee Scratch Perry, ne s'en sortent qu'avec le Dub et les collaborations de prestige
Et comme le chante Buju, c'est pas facile "It's not an easy road" de rester dans la vibe originelle et de restaurer une image entachée d'affaires troubles.
Buju Barton : 'Till Shiloh / 1995 (réédition 2020)
Sorgual
Roman Noir :
"Allons y franco !", c'est passer à l'action sans se poser de questions.
Ses racines viennent du Latin "francus" qui signifie homme libre, et donc véhicule une notion de franchise (être franc, a la même racine).
Je me suis posé la question en lisant avec passion ce roman, ou on croise l'ombre de Franco (1892 - 1975), juste après la fin de la guerre civile, jusqu'au début des années 80.
La Tristesse Du Samourai
Publié chez Babel Noir, au milieu de romans parlant de psychopathes, assassins en tous genres et énigmes à revendre, il détonne complètement. On est plus dans l'espionnage, le pouvoir opaque, la manipulation, le destin au sein d'une histoire lourde de la fin de la dictature espagnole.
Victor Del Abol (Romero) est né à Barcelone en 1968.
C'est ce deuxième roman noir qui lui apporte la célébrité en 2011, en Espagne et remporte dans le monde de multiples prix.
Je vous le conseille fortement.
Spain
J'aimais bien ce groupe californien de Los Angeles formé autour de Josh Haden en 1995.
Le premier album :
The Blood Moods Of Spain / 1995
Il contient le hit "Spiritual" qui aura de nombreuses reprises dont celle du père de Josh, le jazzman Charlie Haden dans une version instrumentale accompagné par Pat Metheny.
Le deuxième album est le seul que je possède.
She Haunts My Dreams / 1999
Viendront ensuite :
I Believe / 2001
puis tardivement après la reformation :
The Soul Of Spain / 2012
Je perd ensuite leur trace, même si visiblement ils continuent avec une dernière trace studio :
World Of Blue / 2022
Spain : She Haunts My Dreams / 1999
Sorgual
Singulier Folk-Jazz :
Une étiquette à elle seule lors d'une escapade malheureusement isolée ?
Rozi Plain
Derrière ce groupe se cache Rosalind Leyden, née à Winchester en 1986, a qui son frère apprend quelques accords de guitare quand elle a treize ans, merci le frangin !
Car elle se passionne pour la musique quand elle étudie l'Art à Bristol. Elle collabore avec Kate Stables (This Is The Kit) et profite de la scène locale pour pouvoir enregistrer son folk somme toute assez banal guitare voix chez Fence Records.
Inside Over Here / 2008
Joined Sometimes Unjoined /2012
Elle s'installe à Londres et publie :
Friend / 2015 (Et ses remixes : Friend Of A Friend en 2016)
A noter son lien particulier avec la France, venant rendre visite à Kate Stables qui habite à Paris, ou lorsqu'elle vivait avec François Marry le fondateur de François And The Atlas Mountains.
Et enfin celui qui nous intéresse avec lequel elle dépasse son folk habituel et le complexifie de racines jazzy, groovy, de densité avec la profondeur de la guitare et le chant du saxophone ou de la flûte. Toujours une petite mélancolie synthétique envoûtante. C'est parfois un peu plus énervé et sa voix me fait alors penser à l'univers de Stina Nordenstam.
What A Boost / 2019
Il y aura le bonus de What A Remix en 2020
Elle sortira ensuite en 2023 l'album Prize, de nouveau assez conventionnel.
Et depuis le silence.
Rozy Plain : What A Boost / 2019
Sorgual
La Gueule De L'Emploi :
Dickran Gobalian, d'origine Arménienne, est né à Chypre en 1949.
Il devient célèbre en faisant revivre les années 20, en véritable brocanteur de la musique populaire américaine des années folles, mixant les sonorités datées du Blues, Ragtime, Dixieland et Cabaret, pour une recomposition intemporelle. Même ses propres compositions semblent sortir de vieux 78 tours, lui qui se nourrit de reprises de ses vieilles idoles en noir et blanc.
Au départ, à Toronto, il tourne à la fin des années soixante avec le guitariste David Wilcox, le groupe se nommant "Little Sonny".
Il restait souvent secret solitaire, ne s'épanouissant qu'aux tables de Poker. Il refuse interviews, soirées, et cache même son domicile.
C'est Bob Dylan qui vient voir en 1972 ce Canadien d'adoption (émigré à Toronto), dans un festival Folk (Mariposa), alors qu'il se produit sous son nom de scène :
Leon Redbone.
Rolling Stone magazine relaye ce coup de coeur et fait décoller sa carrière.
Il y a une aura de mystère autour de lui, car il refuse de parler de son passé, répondant aux journalistes "je suis né à Bombay, mon père était Niccolo Paganini et ma mère la cantatrice Dame Nellie Melba" , ou plus tard "mon vrai nom est James Hokum, né à Shrevenport, ancien guide de Blind Blake et vivant maintenant au Canada" ...
Signé par la Warner il enregistre son premier album :
On The Tracks / 1975
Il aligne ces albums, toujours dans la même veine, s'autorisant les aides de Dr. John, Ringo Star ...
Toujours la même dégaine, croisement improbable de Frank Zappa et Marcel Zanini, avec son chapeau mou, costard, lunettes noires surmontant l'épaisse moustache.
Chanteur au timbre si reconnaissable, collé à sa guitare...
Il disait "Tout ce qui est arrivé après les années 30 représente l'avènement de la médiocrité" .
Il passe à la télévision, sa musique attire les publicistes , et il aligne 13 albums studio.
Pas très facile à vivre selon son épouse manager Beryl Handler, comme ce jour ou déçu de la tenue proposée par son épouse, juste avant le concert, il partira dans toutes les friperies de Toronto pour trouver un costume blanc ...
Il ne voyagera plus qu'en bus et train après avoir été victime d'un crash aérien en 1979, gardant comme séquelle une boiterie.
"Sugar" en 1990 sera sans doute l'album le plus écouté.
Victime de la maladie d' Alzheimer, en 2015, il cesse toute activité et meurt à 69 ans en 2019.
Leon Redbone : Sugar / 1990
Sorgual