jeudi 30 juillet 2026

Fils de la rue :

Grandiose désorientation :

Je n'avais pas eu de tels frissons en écoutant un album live depuis ! , depuis ???.

 


Ecouter cet album de Fantastic Negrito est une étrange expérience !

Comme si Prince avait digéré et restitué toutes les racines de la musique noire américaine sur une base incontournable de Blues. 

Et ici, il nous livre une sorte de best of transcendantal de tous ses albums. 

 


A lui tout seul, il incarne le renouveau du blues dans un mode fusion foisonnant d'idées et de charisme.

Le dragon bariolé vous entraîne avec sa folle voix (on croirait parfois le Robert Plant des débuts) dans un monde particulier, soutenu par une basse intraitable, avec un profond fond de Blues, mais secoué de convulsions Rock,  Soul, Funk, Gospel voir Hip Hop.

 

Sa vie ressemble à un film d'aventure.

 


Xavier Amin Dphrepaulezz  naît en 1968 dans une musulmane famille à moitié d'origine Somalienne à Great Barrington (Massachussets).

 

La très nombreuse famille, quinze enfants (lui le huitième naît quand son père a 63 ans et sa mère 30 !),  famille très religieuse,  éducation  rigide, sévère, dont il s'évade en fuguant dans la rue à Oakland quand ils déménagent en Californie. 

Se retrouver à la rue à douze ans ... il se retrouve adolescent délinquant, à voler, vendre de la drogue, porter une arme ... nombreux séjours en foyers d'accueil et prison.

 

A 18 ans, il découvre l'album "Dirty Mind" de Prince et voit ébahi que c'est un autodidacte qui joue divinement de tous les instruments.


 

Il décide de l'imiter, sauvé par la musique, et squatte sans être inscrit l 'Université de Berkeley où il se forme musicalement en observant les étudiants en musique. Il commence à composer.

 

Repéré par la manager de Prince, il signe un beau contrat en 1993 et sort un premier album en 1996 :

Xavier : The X Factor  / 1996

 


qui ne trouve pas son public en dépit des tournées en première partie des Fugees ou de De La Soul. 

 

1999, victime d'un terrible accident de voiture, polytraumatisé avec trois mois de coma, il est lâché par son label. Il arrête la musique, retourne travailler dans la ferme qu'il achète à Oakland en revendant ses instruments.

Cinq ans plus tard, en jouant sur une vielle guitare pour divertir son fils, il retrouve l'envie de la composition. 

 

Il prend ensuite le nom de Fantastic Negrito et joue parfois dans les rues de San Francisco

 

Premier EP assez classique (mais très bon)  en 2014 grâce au label coopératif Blackball Universe.

Fantastic Negrito 

 


Succès sur internet avec "Lost In Crowd" en 2015

 


Et ensuite le succès d'estime et commercial surtout avec deux albums de blues :

The Last Days Of Oakland / 2016.

 


Please Don't Be Dead / 2018

 


Confirme son grand talent, la pochette le montrant après son accident, est pour lui une métaphore de l'état des USA après l'élection de Trump !

 

En 2022, "White Jesus Black Problems"  

 


 

raconte l'histoire d'une branche de ses ancêtres,  Grandma Gallamore blanche écossaise,devenue servante sous contrat dans la raciste Virginie, vivant en très illégale union libre en 1750 avec Grandfather Courage, un noir issu d'anciens esclaves. 

regardez ce clip : Register Of Free Negroes 

 

On notera ses tournées ou collaborations avec Bruce Springsteen et Sting

 


 

Mais c'est surtout un artiste de scène et ce Live est une merveille.

Ecoutez le chanter "I Hope Somebody's Loving you" , une émotion intense  d'entendre comme une fusion de Prince et Joe Cocker et cette surprenante fin ... un must.

Sur "Beat Salad" on l'imagine danser comme James Brown.

Presque Kurt Cobain dans "In The Pines" qui part en total délire funky à la Keziah Jones. 

Et son blues rugueux à gorge serrée qui fait penser à Asaf Avidan

 

Il dit :

"le Live, c'est comme dans une église sans la religion ... j'adore les imperfections de ce son direct, que chaque spectateur fasse son propre chemin vers la communion" 

"Je considère le Blues comme une langue vivante, pas une pièce de musée". 

 

Un chanteur sur scène, vêtu d'une tenue pailletée dorée et de pantalons colorés, performe avec passion devant un arrière-plan lumineux rouge.

 

Les titres proviennent de plusieurs concerts dans des pays différents.

 

Bref un album grandiose, incontournable ... je me cherche d'urgence le vinyle.

Et merci d'avoir difficilement tous attendus pour poser les commentaires. 

 

Fantastic Negrito : Alive ! / 2026

 


  1. An Honest Man
  2. How Long ? 
  3. Living With Strangers
  4. Bullshit Anthem
  5. Night Has Turned To Day
  6. In The Pines
  7. Beat Salad 
  8. Good Feeling
  9. California Loner
  10. I Hope Somebody's Loving You
  11. Eat Less Sugar Have More Sex
  12. Working Poor
  13. Plastic Hamburgers / Long Long Road 
  14. The Duffer
  15. Please Computer

 

Un petit lien ?

 

Sorgual 

mercredi 29 juillet 2026

Rouler Pour Toujours :

Pris la main dans le sac :

 

Les géniaux Stones d'aujourd'hui m'ont donné l'envie d'écouter les Stones d'hier !


 

Mais lequel ?, quel choix de roi. 

 

The Rolling Stones 

 


Sticky Fingers peut être traduit de multiples façons ... dont "la main dans le sac".

Sans doute en 1970, on peut penser qu'il évoquait la sale période qu'ils traversaient.

 

Les finances presque à sec en raison des procès liés à la drogue.

Ils sortent d'une épuisante tournée aux USA entachée par la mort d'un spectateur assassiné par le service d'ordre à Altamont.

Brian Jones est mort un mois après son éviction du groupe.

Leurs amis Janis et Jimi ont disparus avec leurs overdoses. 

 


 

Déjà une longue carrière et un nouvel album studio, le premier avec Mick Taylor qui apporte sa fraicheur et originalité, le premier album en liberté sans la tutelle de Decca

 


 

Premier délice, le fait d'avoir gardé sous le coude "Sister Morphine" enregistré en mars 1969, après la version de Marianne Faithfull.


 

Deuxième joie, utiliser leur propre studio mobile à Stargroves , au manoir acheté par Mick, pendant l' été et l'automne 1970, après avoir finalisé quelques premiers titres aux studios Muscle Shoals en Alabama (fin 69) et Olympic Studio à Londres.

 


 

Troisième victoire, publier sur leur propre label Rolling Stones Records avec son célèbre logo (créé par John Pasche) qui apparait pour la première fois. 

 


 

L'idée géniale de Andy Warhol pour cette pochette crée par Billy Name, même si les disquaires la redoutaient avec le risque par l'empilement des albums d'endommager les disques (ce qui conduisit à la modifier, retirer la fermeture éclair métallique, je vous dis pas le prix des quelques versions originales existantes). 

C'est Joe Dallesandro, acteur des films de Warhol (le Joe de Lou Reed dans "Walk On The Wild Side") qui probablement pose (pas si sur, en tout cas il l'a revendiqué).

Pochette curieusement modifiée en Russie. 

 


 


Et c'est un album de rupture, le plus travaillé depuis leurs débuts, mais bien que gardant une structure "classique" blues rock, loin de la mode du mellotron et du Moog, est un virage plus pop, moins roots. 

 

La patte de Jimmy Miller, le producteur, est sans doute là , dans la trilogie : Beggar's Banquet, Let It Bleed, Sticky Fingers,  poussant à l'extrême la quintessence de ce rock soyeux sans temps faibles.

 


Le groupe est le suivant : 

  • Mick Jagger : Chant, Guitare, Percusssions. 
  • Keith Richards : Guitares
  • Mick Taylor : Guitares
  • Bill Wyman : Basse, Piano électrique
  • Charlie Watts : Batterie 
  • aidés de 
  • Billy Preston : Orgue 
  • Bobby Keys : Saxophone Tenor 
  • Jim Price : Piano et Trompette
  • Jim Dinkinson, Jack Nitzsche, Nicky Hopkins, Ian Stewart : Piano 
  • Rocky Dijon : percussions 

 


 

"Brown Sugar" :

 

Enregistré en Alabama, 

 


 

Mick raconte tous les travers de l'Amérique (esclavage négrier, le sexe (consenti ou pas) par une femme noire (peut être inspirée de son histoire avec une célèbre choriste), et la drogue plus en clin d'oeil pour la rime que pour le produit (l'héroïne en argot)).

Alors que Keith s'échine à trouver un gros son crade, après le célèbre riff d'introduction signé Mick Jagger... 

La bonne idée vient de l'introduction des cuivres en particulier du solo de saxo, qui magnifie le morceau.

 

"Bateau négrier de la côte d'Or aux champs de coton,

vendant au marché sur le port de la Nouvelle Orléans.

Le vieux négrier balafré sait que les affaires marchent, 

écoutes le fouetter les  femmes aux alentours de minuit.

"Sucre Brun", pourquoi as tu si bon goût ?

"Sucre brun" tout comme une jeunette doit avoir ... "

 

"Sway"

 


Totalement lié à Mick Taylor pour la composition et les riffs inoubliables, Keith restant au second plan.

C'est le premier titre enregistré dans le studio mobile. Il parle de la dépression, de la difficulté de mener sa vie ...

 

"C'est juste le démon qui t'as pris sous son emprise,

je ne peux que laisser tomber mes larmes sur le sol poussiéreux.

Pour tous mes amis posés sur le sol du cimetière,

je ne supporte plus ce sentiment d'abattement. 

C'est juste le démon qui t'as pris sous son emprise ..." 

 

"Wild Horses"

 


 

J'ai déjà parlé de ce fantastique morceau pour un épisode de Hit Improbable, de son lien avec la paternité de Keith, mais aussi avec Marianne Faithfull, égérie de Mick et de Keith ... 

Jim Dickinson est au piano, et le chant de Jagger est déchirant. 

Archétype d'une écriture parfaite à deux têtes, un de leurs plus beaux morceaux !

 

         "Je sais t'avoir rêvé en péché et en mensonges.

J'ai ma liberté, mais dispose de peu de temps.

La fidélité a été brisée, les larmes doivent être versées.

Les chevaux sauvages ne  peuvent m'emporter ... " 

 

"Can't You Hear Me Knocking"

 


Enorme riff stonien que déchire le cri du junkie en manque. 

Un morceau tout en progression avec l'apport de Mick Taylor et le paroxysme cuivré presque exotique (l'empreinte du Santana alors en vogue ?) sur ce fond syncopé des guitares subitement funky. 

Un des plus beaux solo de saxo jamais entendu. 

On peut se demander si là aussi, dans la deuxième partie très inventive du morceau, soutenue au clavier par Billy Preston, cette dérive jazzy, si Mick Taylor n'est pas à la baguette. Keith dira que c'était une improvisation de fin de séance qu'ils ont gardé.

 

"T'as les yeux tout cocaïnés !

Hey, tu danses comme si t'étais sous Speed.

Tu m'entends pas frapper à ta fenêtre ?

Tu m'entends pas cogner à ta porte ?

Tu m'entends pas dévaler ta sale rue ?

Aides moi !  Mon pote, je ne suis pas un étranger  ... " 

 

"You Gotta Move"

 


Et voilà une bonne reprise, un vieux blues. Bill Wyman au piano soutient le duel des guitares et la plainte de Mick Jagger, qui ressuscite le morceau de Fred Mississippi Mc Dowell.

 

"Tu dois te bouger !

Tu es peut être défoncé

Tu es peut être faible

Tu es peut être riche mon enfant

Tu es peut être pauvre 

Mais quand le Seigneur sera prêt

Tu devras te bouger ! ..." 

 

"Bitch"

 


Taylor est au riff, mais c'est Keith qui assure le solo d'un morceau une nouvelle fois marqué par les cuivres. 

Les Stones ne sont plus seulement un groupe, c'est un orchestre et tous leurs shows ultérieurs en seront la démonstration. Sexe, drogues, restent Rock N' Roll. C'est cru, bestial.

 

"On doit la mélanger, petite. 

On doit se l'injecter. 

Ca doit êtrel'amour, cette saloperie.

Vas y, fais ta sauce petite.

Tu dois te réparer

Ca doit être ça l'amour, une saloperie géniale. 

Des fois, je suis sexy, excité comme un étalon 

qui rue toute la nuit dans son box.

Parfois je suis si timide, devant être stimulé.

Je n'ai ni hargne, ni mordant.

Très bien, t'as compris !

Oui quand tu m'appelles,

je salive comme le chien de Pavlov ..." 

 

"I Got The Blues"

 


Est un retour aux fondamentaux, avec encore une belle progression cuivrée sous tendue par le travail aux claviers de Nicky Hopkins et Billy Preston

Des paroles en auto-dérision des blues du delta.

 

"C'est comme ce genre de groupes du Sud.

Tu sais, ils font ces morceaux très lents.

Je veux dire, ils faisaient parfois des morceaux super rapides, 

mais ils faisaient ces ballades super lentes.

Nous nous sommes inspirés de cela. 

Et parfois tu as des airs vraiment lents comme celui ci,

mais c'est difficile de garder le tempo lent !

Tu viens d'accélérer !

Je veux dire, nous sommes ce genre de groupe,

nous allons accélérer les choses !! ... " 

 

"Sister Morphine"

 

Encore un chef d'oeuvre sublimé par la guitare slide de Ry Cooder. La plainte de Jagger qui chante les paroles coécrites par Marianne Faithfull, mais qui n'en est pas créditée. 

C'est l'appel d'un patient(e) cloué sur un lit d'hôpital, peut être après un accident (une overdose ?), qui réclame sa dose de morphine, mettre fin  (définitivement ?) à ses souffrances (à son manque ?) dans une progression douloureuse et délirante.

La chanson sera interdite en Espagne, qui refusera également la pochette de Warhol, disque devenu alternatif et collector. 

 


 

"Je suis allongé ici dans mon lit d'hôpital,  

dis moi ma soeur Morphine, quand reviens-tu ? 

Oh, et je ne pense pas pouvoir attendre longtemps.

Oh, tu vois je ne suis pas si fort ! 

Les hurlements de la sirène 'ambulance résonnent dans mes oreilles .

Reviens maintenant ma soeur Morphine,

Depuis combien de temps suis- je allongé ici ?

Qu'est ce que je fais ici ?

Pourquoi le docteur est sans visage ? ..." 

 

"Dead Flowers"

 


 Est un véritable country rock inspiré des heures de complicité entre Keith Richards et Graham Parsons.

C'est de l Americana pur jus avec un beau solo de Mick Taylor.  Paroles de la souffrance de l'homme abandonné, pas assez bien, qui va plonger dans la dope.

 

"Démolis moi petite Susie, démolis moi !

Je sais que tu penses être la reine de la vie mondaine 

Et chaque matin tu peux m'envoyer des fleurs mortes,

tu peux m'envoyer des fleurs mortes par courrier,

tu peux m'envoyer des fleurs mortes pour mon mariage !

Et je n'oublierai pas de déposer des roses sur ta tombe!

Alors quand tu relaxeras dans ta Cadillac rose bonbon,

faisant des paris au Derby du Kentucky,

je serai dans chambre au sous sol

avec une cuillère et une aiguille

et une autre fille pour m'enlever ma douleur"


"Moonlight Mile" 

 


Morceau de fin de cet album par ce titre magique de Mick Taylor, où Keith est absent. Tout comme sur Sway, Mike Taylor n'est pas crédité du titre. 

Le final est orientalisé. 

Le texte poétique est le moins triste de l'album, racontant l'artiste loin de sa dulcinée.

 

"Avec la tête pleine de neige, sur la vitre un visage connu se reflète.

Est ce que la nuit ne passe pas lentement ?

Les nuits sont longues, n'est ce pas !

Les bruits confus d'étranger m'assaillent le cerveau,

encore un autre jour de folie sur la route.

Ma seule raison de vivre, c'est d'être auprès toi.

Mais je suis à des kilomètres de toi sous le clair de lune ... "


Nota : mes traductions sont approximatives et très libres ....

 

The Rolling Stones : Sticky Fingers / 1971

 


  1. Brown Sugar
  2. Sway
  3. Wild Horses
  4. Can't You Hear Me Knocking
  5. You Gotta Move
  6. Bitch
  7. I Got The Blues
  8. Sister Morphine
  9. Dead Flowers
  10. Moonlight Mile 
  11. Wild Horses (version Acoustique / Bonus*) 
  12. Live With Me (Live At The Roundhouse 1971 / Bonus*)
  13. Love In Vain (Live At The Roundhouse 1971 / Bonus*) 
  14. Midnight Rambler (Live At The Roundhouse 1971 / Bonus*) 
  15. Honkt Tonk Woman (Live At The Roundhouse 1971 / Bonus*) 

 

J'ai rajouté en bonus* mes quelques versions arbitrairement utiles de la remasterisation de 2020.

 

Un petit lien nostalgique ?

 

Sorgual

mardi 28 juillet 2026

Plus de pause au Motel

Fermeture Définitive :

Plus de bruit au fond du passage Josset dans le XI°  arrondissement de Paris

Le bar a fermé ses portes en avril 2025

 

Ce lieu culte de la capitale était le rendez vous des artistes du monde entier, ivres de concerts Indie.

Il avait ouvert en 2007. Les murs tapissés d'affiches des références, Smiths, Belle & Sebastian, Sebadoh ...  et tout le monde se rencontre et échange.

On y croisait Clara Luciani, Mac DeMarco, Pete Doherty, The XX, Thurston Moore ... Tame Impala est né dans ce bar ... de ces rencontres entre musiciens et amateurs de musique, accoudés au bar circulaire.

 

 

Fermé après 18 ans d'activité.

 

On garde la trace de cette compilation qui vaut le détour ...  de nombreux groupes parisiens, un peu d'électro pop et de Hip Hop

Une joyeuse diversité 

 

Le Motel, Ma Maison : Compilation / 2018



 

  1. Les Enfants : Pharaon De Winter
  2. The Kiss (Jude Still Cover) : Mina Tindle & 0 (33) 
  3. Circular Rites (Feat Mehdi Zannad) : Dorian Pimpernel
  4. One Way Street : Nelson
  5. Monkey Smile : Yeti Lane
  6. Les Statues : Klub Des Loosers
  7. Tremblor Of Void : Of Montreal
  8. Natural Girl : Xavier Boyer
  9. Nora (Naked) : Orouni
  10. Cher Ami : The Rodeo 
  11. Don't Want To Be A Hippie But I Wanna Get Scones : School Daze 
  12. Dig : Thomas Subiranin
  13. Objet Trouvé : Ben Kerber
  14. We Won't Lose You : Team Ghost
  15. Après Le Crash : Inigo Montoya & Grand Soleil 
  16. L' Epice : Simple As Pop 
  17. Why Don't You Call : Blot
  18. Parasite : Jan Dark
  19. Chaque Jour : San Sebastien 
  20. Was : Lenparrot 
  21. La Main Invisible : Music For Alternative Babies
  22. Old Mum : Soleil Vert 

 

Un bon petit lien ?

 

Sorgual 

lundi 27 juillet 2026

Rappel

Remis dans l'oreille (par Dev) :

 

J'avais oublié cet album étrange des parisiens de Dorian Pimpernel

De la pop sophistiquée, intemporelle.

 


Le nouvel album de 2026 "Flowers Too", est sorti après douze ans de silence. Moins surprenant que celui dont je parle, quelques très belles fulgurances dans une pop luxuriante difficile à classer.

 


Le groupe se forme au début des années 2000, passe de deux à huit musiciens, quelques démos puis enfin le premier mini LP "Hollandia" en 2007, sorti sur un label japonais.

 


Mais il faut attendre encore sept ans pour la sortie du deuxième "Allombon" en 2014, sorti chez Born Bad Records. 

"Alfalfa" en video. 

 


Dorian Pimpernel : Allombon / 2014


 

  1. Paralipomenon
  2. Ovlar E
  3. Existential Suite
  4. Coodooce Melopia
  5. The Mechanical Eardrum
  6. Alfafa
  7. October Lane
  8. Alephant
  9. Teorema
  10. A Drowsy Waltz

 

Un petit lien ?

 

Sorgual 

dimanche 26 juillet 2026

Sur L' Ile Déserte ?

Il Avait Du Chien :

Joe Cocker



John Robert Cocker est né à Sheffield en 1944, et on ne lui en voudra pas d'avoir abandonné à seize ans l'école de plomberie pour se consacrer à la musique.

Il se fait connaître par sa voix rauque, ses gesticulations, quand habité il chante du Ray Charles ou du Sam Cooke dans les pubs de Sheffield. Car ses références sont avant tout la musique noire, Blues et Rhythm And Blues. Un blanc qui chante le blues comme un noir ! 

Cela fera dire à Ray Charles "Il a des larmes dans la voix !".

D'abord leader du groupe "The Cavaliers" , il essaye de se lancer sous le nom "Vance Arnold And The Avengers" qui tournera en première partie des Rolling Stones et des Hollies. 

 


 

Payé une misère, fin 1963, il grave un premier single chez Decca qui sort en 1964 ; une reprise de Ray Charles "Georgia On My Mind", mais c'est la face B avec la reprise des Beatles "I'll Cry Instead" qui le fait remarquer.

 


 

En 1966, après une année de pause ou il travaille pour une companie de gaz, il constitue son équipe, avec son ami Chris Stainton, "The Grease Band", qui l'accompagnera vers la gloire, alors qu'il déménage pour le sud de l' Angleterre à la demande du manager Denny Cordell.

 

Le single  "Marjorine" (initialement simple face B) est le premier à se placer dans les hits parades en 1968.


 

A noter que Chris Cordell a écarté certains musiciens du groupe, dont le guitariste remplacé par un certain débutant Jimmy Page. 

Il se produit et tourne avec ce groupe de musiciens sous le nom de "Joe's Cocker Big Blues Band"

 

Et la renommée vient avec leur reprise des Beatles , la réinterprétation de "With A Little Help From My Friends" totalement réarrangée par le claviériste Tommy Eyre.

 


 

Le premier album "With A Little Help From My Friends" sort en 1969

 

 

Il sera porté par la performance inoubliable ce 17 Août 1969 à Woodstock, au troisième jour du festival, alors que la météo se détériore. Sa place est faite aux USA.

 


Télévisions et concerts.


 

En novembre 1969, sort le deuxième album "Joe Cocker !" 

 


Le groupe est le suivant :

  • Joe Cocker : Chant
  • Chris Stainton : Claviers 
  • Léon Russell : Claviers et guitare 
  • Alan Spenner : Basse 
  • Henry Mc Cullough, Clarence White, Sneaky Pete Kleinow : Guitares 
  • Bruce Rowland, Paul Humphrey : Batterie 
  • Milt Holland : Percussions
  • Merry Clayton, Bonnie Bramlett, Rita Coolidge, Patrice Holloway, Sherlie Mathews : Choristes 


Toujours ce grand interprète, des reprises classieuses de Bob Dylan, Leonard Cohen, Lloyd Price, The Beatles, Dunn, The Beatles encore, Léon Russell x 2, John Sebastian. Finalement peu de compositions de Cocker et Stainton : That's Your Businees Now et les 3 Bonus.

 J'adore passer fort ce vinyle chiné à la foire aux disques.

 

 

 

Il enchaîne une interminable et épuisante grande tournée en 1970 aux USA, avec les membres du super groupe constitué par Léon Russell  "The Mads Dogs And Englishmen"

C'est à cette époque qu'alcool et drogues commencent à le détruire.

 


 

Ancien fumeur invétéré au sevrage tardif, presque un an après son dernier concert,  il meurt d'un cancer du poumon en 2014

 


Joe Cocker : Joe Cocker ! / 1969

 


  1. Dear Landford
  2. Bird On The Wire
  3. Lawdy Miss Clawdy
  4. She Came In Through The Bathroom Window
  5. Hitchcock Railway
  6. That's Your Business Now
  7. Something
  8. Delta Lady
  9. Hello, Little Friend
  10. Darling Be Home Soon
  11. The New Age Of Lily (Bonus )
  12. Something's Comming On (Bonus) 
  13. She's So Good To Me (Bonus)

 

Un petit lien ?

 

Sorgual