mercredi 6 août 2025

Hit Improbable

Pré Disco ?

Fernando Arbex naît en 1941 à Madrid, découvrant tôt la musique en amateur, d'abord la guitare puis à la batterie. Il participe activement ensuite à des groupes rock pour lesquels il compose, principalement Los Estudiantes, Los Brincos et Alacran. Il devient aussi producteur.


En 1971 il fonde avec le chanteur et bassiste Ignacio "Inaki" Egana le groupe Barrabas.


 

Ils recrutent  les guitaristes et choeurs Philippins Ricky et Miguel Morales, le Flûtiste, saxophoniste et percussioniste Cubain Ernesto "Tito" Duarte, le Clavier Portuguais Juan Vidal.


Ils enregistrent "Wild Safari" en 1972.

 

Arbex se retire ensuite, remplacé par le batteur José Maria Moll et le chanteur José Luis Tejada.

Ignacio Egada sera écarté du groupe pour les albums suivants, dont celui de 1974 avec le hit Hi-Jack qui sera repris en succès mondial en 1975 par Herbie Mann dont le groupe assurait parfois la première partie.

 


Suit une orientation disco et un split en 1977, puis une reformation vivotant pendant quelques années

Arbex est mort en 2003 


Revenons à notre surprenant titre cité par Prince comme une de ses influences.


 

C'est un funk ethnique avec des prémices disco dit sur le verso du 45 tours de la "Musica Caliente".

D' ailleurs,Woman  en face B de l'album est souvent cité comme le morceau qui cartonnant dans les clubs à New York a provoqué la future vague puis tsunami Disco.

En vidéo.

Donc un Santana Européen et dansant ?, mais avec des influences plus africaines que latines ? Des cousins d' Osibisa et de Mandrill.

Je vous recommande aussi sur l'album le très beau "Never in this world" avec un saxophone envoûtant. 

Wild Safari est un carton en France, qui adore les grooves typés africains. Soul Makossa de Manu Dibango va aussi la même année enfoncer le clou, arrivant à se faire une place dans un monde tourné vers le rock progressif.

En France il arrive avec cette pochette. 

Ici en vidéo.

Barrabas : Wild Safari /1972

 

  • 1 Wild Safari 

 

Un petit lien  ?

 

Sorgual 


mardi 5 août 2025

Estampe japonaise

Hokusai

Cela ne vous dis rien ?

Mais si je mets cette image ?

 

Hokusai né le 03 10 1760, a vécu dans un pays longtemps fermé aux influences étrangères. On ne sait rien de son enfance ni de son nom de famille, juste qu'il est adopté par un artisan miroitier et qu'il commence à 10 ans son apprentissage de graveur d'estampes.

On parle de ses six vies, puisque à six reprises il choisit un nom d'artiste différent. 


 







Il pose sans le savoir les lignes du Manga, de la ligne claire, de la composition en couleurs ... en réalisant des milliers d'oeuvres, certaines disparues dans l'incendie de son atelier en 1839.

Il est également poète.

Répertorier son travail est difficile, plus de 120 signatures différentes ... 

Il a fait graver cette épitaphe sur sa tombe, quand il meurt en en 1849  :

"Oh la liberté !, la belle liberté,  quand on va au champs d'été pour y laisser son corps périssable !"

Difficile de se rendre à son musée près de Nagano au Japon.

Ici une exposition virtuelle.

 

Et en musique ? 

J'avais parlé de cet album en 2012 chez Jimmy, dans le cadre des Tribute Albums, puisque cette fanfare amateur japonaise a déboulé et enregistré à Nancy pour les Disques Du Soleil, invités en grands fans de Pascal Comelade (d'où leur nom). 

Leurs reprises de Comelade, Eno, Nino Rotta, et surtout ce savoureux Moon River ne laissent pas indemnes.

Un rappel pour les étourdis 

Pascals : Pascals / 2002


  1. Samba
  2. Mata Aou
  3. Skatalan Logicof
  4. Moon River
  5. Zassou
  6. Kai No Mimi
  7. Mast
  8. Talking Dog Fields
  9. By The River
  10. 326
  11. Patafisiskal Polska
  12. Amacord
  13. Peace
  14. Farewell Song 


Ok Ok je recycle ; 

Mais celui là par contre c'est une découverte de pop fusion japonaise aux accents européens psychédéliques mais avec des morceaux d'influence de folk japonais.

Hétérogène mais quelques belles choses. 

Et puis et surtout la pochette est belle et correspond au début de l'article...

Samurai (& Miki Curtis) : Samurai / 1970


 

  1. Green Tea
  2. Eagle's Eye
  3. Boy With A Gun
  4. 18 th Century
  5. Four Seasons
  6. Mandalay
  7. Daffy Drake

 

Un lien groupé ?

Sorgual 

 

lundi 4 août 2025

Pop de chambrage

Aux inconditionnels ! :

Costello 

 


Lou Costello (Louis Francis Cristillo) est né dans le new Jersey en 1906 d'une famille d'origine Italienne. Il aime le sport et en particulier la boxe où il combat sous le nom de "Lou King". 

Mais il est célèbre, indissociable de son compère Butt Abbott pour un duo comique au cinéma et à la télévision entre les années 40 et 60.

Abbott et Costello dits les successeurs de Laurel et Hardy. 


Lou est mort à 53 ans d'une crise cardiaque. 

Mon père m'avait fait connaître ce duo à l'humour très anglais, avec des films tous plus improbables les uns que les autres nécessitant de bonnes rations de premier degré. 


 


Deux nigauds soldats, Deux nigauds contre Frankenstein ... il y en a une liste géante.

Costello, Costello, ça me dit quelque chose ...

Ah oui, Frank Costello :

 


Dit le "Premier Ministre du Crime", qui est le mafieux dominant La Cosa Nostra qui a connu sous ses ordres les grands Lucky Luciano, Vito Genovese, Dutch Schultz, Meyer Lansky dont il tentera de gérer les guerres instestines.

Un petit documentaire. 

C'est lui qui a inspiré à Coppola "Don Corleone" dans le Parrain. 


 

Non, il me semble qu'il y a un musicos anglais confidentiel, qui fait des albums à foison, dont le fan club français se réduit à un seul membre enthousiaste, familier de ce blog ...

Elvis Costello 

Moi je l'ai découvert et aimé en punk rockabilly décalé en 1977.

Même en japonais je l'aime bien.


 Et même son virage pop rock de 1978 à 1982 j'ai picoré avec plaisir.


 

Mais après, hmm hmm.

"Costello c'est parfois superbe, mais souvent ennuyeux, des albums impeccables mais qui ne donnent l'envie que d'une écoute, et pas de grands souvenirs pour y revenir"  dixit le critique Sam Cuesta. 

Jusqu'à cet album qui me donne des regrets concernant cette provocation gratuite de mon comme disent les japonais mon "webami" commentateur principal de ce blog.

Après comment rater un album avec des morceaux avec Burt Bacharach, Carole King ? De plus avec Davey Faragher à la basse soyeuse, Pete Thomas qui caresse sa batterie et Steve Nieve aux claviers.

Ma provocation fait flop, superbe album, mais qu'est ce que j'aime quand il remonte le temps et retrouve son énergie des jeunes années, il y a déjà près de 45 ans !!! Sinon je le sens comme un imposteur (c'est son groupe non ?) de son propre talent.

Et quelle poilade quand il chante en français ! 

Elvis Costello & The Imposters : Look Now (Deluxe Edition)  / 2018


  1. Under Lime
  2. Don't Look Now
  3. Burnt Sugar Is So Bitter
  4. Stripping Paper
  5. Unwanted Number
  6. I Let The Sun Go Down
  7. Mr. & Mrs. Hush
  8. Photographs Can Lie
  9. Dishonor The Stars
  10. Suspect My Tears
  11. Why Won't Heaven Help Me
  12. He's GivenMe Things
  13. Isabelle Is Tears
  14. Adieu Paris (L' Envie Des Etoiles) 
  15. The Fianl Mrs. Curtain
  16. You Shouldn't Look At Me That Way

 

Un petit lien ? 

Lien bien inutile pour Dev,  qui aura compris que ce clin d'oeil provocateur est seulement là pour le remercier de ses encouragements à explorer les musiques, et de ses commentaires réguliers et constructifs.

Webmicalement. 

 Sorgual 


dimanche 3 août 2025

Abracadashazam

Intrigante voix. 

La radio publique Française en grève, bande son sans interruption ni commentaires, avec des programmateurs qui se font plaisir, est un instant parfois de belle découvertes.

Gars ou fille ? 

Il n'y a pas que ça. 

Le style c'est quoi ? De la Soul Cantique ? Du Gospel Hip Hop ? Du Cabaret choral?

 J'ai eu la chance du réflexe de l'algorithme magique du "mais c'est quoi donc ce truc?".

"Home" morceau féérique plein de cordes et d'harmoniques, et cette voix !

Morsure auditive : Canine 



Canine 

Magali Cotta, Niçoise, vivant à Montmartre, est à la tête d'un groupe concept, entièrement féminin, qui fait une musique unique. Elle a fait le conservatoire à Nice puis Paris (piano) puis une école de Jazz.


 

Le nom du groupe Canine est une de ses inspirations, elle aimait son côté féminin et dangereux.

C'est Jean Philippe Zdar qui lui a prêté les nuits son studio pour autoriser la sortie du premier EP, en 2018.


La présence scénique est importante et elle a conçu son masque et organisé l'esthétique gothique du groupe autour. Le nombre varie de 5 à 14. Elle se dit la femelle alpha de sa bande.

Un exemple en vidéo. Et même un autre lors de ce même Live TV.

Elle travaille sa voix dans plusieurs tonalités, chantant en anglais où français, d'où cette aura androgyne. 

Cinq ans de travail pour aboutir à cet album unique par son étrangeté, de l'OniriPop !!?. 

Il est sorti initialement en 2018 


Comparer mais à quoi ? Une Bjork qui aurait fait de la pop aux influences Classique, Soul et Gospel ? Un lyrisme et une qualité d'orchestration d'un Gérard Manset moderne qui aurait de la voix ? Des paroles françaises et des cordes qui font penser à William Sheller.

Ne passez pas à côté : entrez et écoutez ! 

Je n'ai pas écouté car pas attrapé l'album suivant de 2022. 

Nota : sur cet album les bonus, remixes, n'apportent rien (à mon sens). 

Canine : Dune (Version Deluxe) / 2019


  1. Laughing
  2. Fight
  3. Bienveillance
  4. Glow
  5. Hip Hop (Interlude)
  6. Dune
  7. Home 
  8. Ventimiglia
  9. Twin Shadow
  10. Sweet Sway
  11. Forgiveness
  12. Temps
  13. Jardin
  14. 13 = 1
  15. Fight (Feat Flèche Love)
  16. Jardin (Feat Silly Boy Blue) 
  17. Glow (Live From The One Mic Tales Feat ALA. NI )
  18. Forgiveness (Molécule Remix)
  19. Fight (Apollo Noir Remix)
  20. Twin Shadow (Haute Remix) 

 

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Sorgual 

 

samedi 2 août 2025

Etonnante Rustine

L'homme de l'ombre ?


 

Paul Webb a eu de nombreuses vies musicales, mais en 2019 il sort de l'ombre de ceux qu'il accompagnait à la guitare basse avec brio.

C'est quoi cet album lumineux ? Du folk progressif ? Du blues blanc ? De la ballade baroque hantée ? Sa voix et ses inspirations jazzy me font penser à Robert Wyatt, mais la fin de l'album oriente plus vers Bowie.

Mais revenons au début.

Paul Douglas Webb nait à Southend On Sea en 1962.


Il débute avec son copain d'école Lee Harris (batterie) dans un groupe de Reggae "Eskalator".


De 1982 à 1988 il est le bassiste de Talk Talk recruté par audition avec son pote Lee Harris par le fondateur Mark Hollis.

 

Quel succès pour cette New Wave. 

 


Il participe dans l'ombre à la transmutation esthétique et musicale du groupe transformé en trio.

 


Il fonde ensuite sur les débris du groupe, toujours avec Lee Harris  .O.Rang, qui ne m'a  pas laissé un souvenir impérissable en dépit de deux albums. Il faudrait que je retourne jeter une oreille sur ceux là.

 


Sous le nom de Rustin Man, on le retrouve en 2002 pour le fabuleux album avec Beth Gibbons "Out Of Season".

 

Il sait la mettre en avant, restant toujours dans l'ombre des guitares et de la composition.

Je résiste pas à écouter "Mysteries" 

Et c'est seulement en 2019 qu'il sort ce premier album, un disque oeuvre, un voyage intemporel où on ne sépare pas les titres les uns des autres. Ce talent devient si rare.

J'aime tellement ce disque que j'ai peur d'écouter le suivant de peur d'être déçu. Mais je ne vais pas résister bien longtemps, trop envie de tomber de nouveau dans un temps suspendu. 

 

Ca veut dire quoi ce sourire en coin ?

Clockdust en 2020 ? j'ose ? Que me conseillez - vous ?


Je crois que je ne vais pas attendre, la vidéo de "Jackie's Room" m'emporte déjà.

Après écoute, de belles choses mais pas au niveau du précédent... déçu.

Rustin Man : Drift Codes / 2019


 

  1. Vanishing Heart
  2. Judgement Train
  3. Bring Me Joy
  4. Our Tomorrows
  5. Euphonium Dreams
  6. The World's In Town
  7. Light The Light
  8. Martian Garden
  9. All Summer

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Sorgual 


vendredi 1 août 2025

C'est toi qui a fait ça !!?

"Finalement , je suis relativement à l'aise avec l'idée de ne pas être à l'aise"

Sérénité du musicien qui quitte sa guitare électrique et son groupe des Jicks pour une introspection folk mondialisée, avec des instruments pour lui exotiques et de calmes ballades.


 

Stephen Malkmus

 Né à Santa Monica Californie en 1966, il rencontre Scott Kannberg à Stocktown, avec qui il fonde en 1989 le groupe Pavement.


Que ce que j'ai écouté cet album, en 1997,  à en défoncer les enceintes ! 


 Rahh, ... "Stereo"  mon préféré

Après dix ans, le groupe bien que jamais dissous disparaît (on passe la tournée de reformation en 2010) , et Steve débute son aventure Solo où des collaborations avec son ami David Berman chez "Silver Jews".

J'avais bien aimé en 2001 son premier album avec les Jicks. 


 

Après j'ai partiellement lâché l'affaire, picorant dans Real Emotional Trash (2008), Mirror Traffic (2011) avec sa belle pochette, Wig Out At Jagbags en 2014 et Sparkle Hard en 2018.


 


 

Il faut dire qu'il est productif le bougre, depuis Portland où il réside. 

Et hop, la surprise, pas de côté que l'on n a pas vu venir, "de la musique douce", du "folk", de la  "world music", "de l' acoustique" ... mais qu'est ce que c'est bien fait, j'adore sa voix et son chant qui me fait penser parfois à Lou Reed (c'est un compliment dans ma bouche).

Un bel album reposant réalisé avec Chris Funk, Matt Sweeney et Spooner Oldham. 


Stephen Malkmus : Traditional Techniques / 2020



  1. ACC Kirtan
  2. Xian man
  3. The Greatest Own In Legal History
  4. Cash Up 
  5. Shadowbanned
  6. What Kind Of Person
  7. Flowin' Robes
  8. Brainwashed
  9. Signal Western
  10. Amberjack

 

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Sorgual 

 


jeudi 31 juillet 2025

A voir si l'on peut lire

Un peu de publicité gratuite

Pour un livre qui vient de sortir.

Je relaye l'information trouvée sur son blog rockprogressifitalien.blogspt.com 

La couverture et le thème me donnent envie

Disponible sur amazon, Fnac et Camion Blanc : 28 euros 

 

Le cinéma de genre italien comme vous ne l'avez jamais entendu !


Je suis vraiment heureux de vous annoncer la sortie de ce nouveau livre, le sixième en français pour ce qui concerne mon activité de musicographe ; avec cette fois, un sujet 100%  cinéma ou pour être plus exact, 100% musiques de film. Mais, je reste fidèle à tout ce qui émane culturellement et artistiquement de la péninsule italienne puisqu'il s'agit avec cet ouvrage d'évoquer les compositeurs italiens et leurs B.O. sur une période qui va de 1964 à 1984, vingt années qui ont été d'une étonnante richesse pour le cinéma de genre italien, autrement appelé cinéma bis ou encore cinéma d'exploitation dans sa forme la moins glorieuse, mais aussi et peut-être surtout pour les musiques de film qui l'ont illustré. Pour la première fois, un livre écrit en français recense de manière ordonnée les compositeurs italiens qui ont créé ces bandes originales, devenues pour certaines cultes. À côté des signatures incontournables que sont Ennio Morricone, Riz Ortolani, ou Armando Trovajoli, de nombreux noms apparaissent, moins connus du grand public. Certains ont apporté des contributions anecdotiques, mais d'autres ont réellement fait jeu égal avec les maîtres du genre. Pour chacun d'entre eux, le lecteur pourra consulter une biographie synthétique suivie d'une proposition de leurs bandes-son les plus intéressantes et les plus significatives. Il s'agit donc bien et avant tout d'un guide de la musique de film de genre italien avec deux cent cinquante compositeurs présentés, mille cinq cents films évoqués, mille bandes originales sélectionnées, commentées et évaluées par une cote d'intérêt.
J'espère qu'il répondra aux attentes des curieux et des passionnés des B.O. du cinéma de genre italien et de leurs compositeurs.  
 
Louis De Ny 
 
 
Sorgual