Mali en fusion :
Difficile de classer cet album
Né en 1953 à Ségou au Mali, Cheick Tidiane Seck fait des études de musique à Bamako. Spécialisé dans l'orgue et le piano , il devient rapidement multi instrumentiste.
Il intègre au début des années 70 le "Super Rail Band" du Buffet de la Gare à Bammako.
Surnommé le "Che Guevara" en raison de ses ouvertes convictions politiques, qui le font menacer par la junte au pouvoir, il doit s'exiler à la fin des années 70 à Abidjan, puis à Paris.
Il mettra dix ans à obtenir son titre de séjour en France !
Il accompagne Salif Keita, Mory Kanté, mais collabore aussi Hank Jones (mythique album "Sarala" en 1995), Archie Shepp, Randy Weston, Miriam Makeba, Nina Simone, Stewie Wonder, Santana et Jimmy Cliff, son spectre allant de la pop au jazz, du hip hop et reggae au funk...
Aucune limite dans sa fusion musicale.
On le surnommera pour cela "le Guerrier" ! mais aussi "Black Bouddha" pour sa sagesse.
C'est à 50 ans en 2003 qu'il sort son premier album sous son nom "Mandingroove".
Cet album de 2013 , son troisième en solo, il l'a conçu seul, du clavier son instrument fétiche aux percussions, à la basse, guitare et même le chant. Il a enregistré chaque instrument sur un multi-piste. C'est intimiste et revendicateur.
"Assetou" est une chanson dédiée à sa fille de trois ans et demi, décédée d'une méningite foudroyante, sans qu'il n'ait pu faire aucune photographie d'elle.
Qui ne succombera pas à ce groove exotique, la trame mandingue et le son des Koras, et pourtant une musique accessible et mondiale qu'il refuse qu'on catalogue.
"Tout le monde devrait être dans le même bac à disques. J'ai toujours combattu l'étiquetage. C'est un poison qu'on a initié en nous mettant dans la catégorie "musiques du monde". Je ne suis pas un musicien du monde. Je suis Un Musicien, Un Créateur au service de la musique"
Cheick Tidiane Seck : Guerrier / 2013
- Kile Bora
- Fera Na Fere
- Ni Koui Ti (They Say)
- Hadja Koumba
- Emigrants
- Miai O Miai (Dame De Niena)
- Horongna
- Mali Den (People)
- Assetou
- Miri Djougou
- Liwawechi
- Saya
- Blessing
Sorgual







« J'ai toujours combattu l'étiquetage » Kwaaaa, en fait il a raison, je suis partisan de la tiquette pour le futur auditeur, et encore avec un effort « World Music » c’est acheter une confiture avec sa tiquette « confiture de fruit » … Et surtout faire en sorte que l’artiste ignore cette tiquette, en fait cela ne le regarde pas, il doit composer sans y penser. Voilà c’est dit
RépondreSupprimerAvec ce post un retour dix en arrière avec « Sarala » que j’ai réécouté pour me retrouver dans cette ambiance unique, ainsi je peux découvrir « Guerrier »
Dans ma crise de survol du continent Africain époque où j’écumais les médiathèques, j’ai toujours eu un faible pour les musiciens du Mali, musique si riche, si bienveillante…. Je suis si triste du destin qui empoisonne ce pays aujourd’hui.
(Une écoute de Little Fish vite abandonnée, pas encore l’humeur so rock)
Oui, Mali, Congo et Afrique du Sud, mes pays favoris pour cette musique exotique à nos oreilles ...
RépondreSupprimerSi je n'avais pas un cerveau de moineau, et toutes les difficultés à retrouver un titre ou un artiste dans ma discothèque, je n'aurais pas besoin de ces maudites tiquettes ....
Little Fish, n'oublies pas, c'est vraiment bon quand on a besoin de se réveiller et qu'on n'a pas un The Kills sous la main !