jeudi 15 janvier 2026

David Robert Jones : Episode 1 / 4

Les débuts :

David nait en 1947, à Brixton sur Stansfield Road dans un quartier ouvrier de Londres. Famille modeste.

 


Margaret "Peggy" Burns, sa mère, raconte qu'à l'âge de trois ans, David lui avait volé sa trousse de maquillage pour se faire beau ! Qui pouvait deviner que cette graine allait germer.


Idem quand son père Haywood Stayton Jones l'emmène à ses 9 ans au concert de Tommy Steele avec son hit "Singing The Blues". Une nouvelle graine. 



La troisième graine est la littérature, David disait que le bonheur parfait est la lecture,  et se passionne tôt, lisant "Sur la route " de Jack Kerouac à 13 ans, puis à 18 ans "Billy le menteur" de Keith Waterhouse qui remettent en cause la société, puis plus tard Nietzsche et Orwell qui lui inspirent Ziggy.


 

La quatrième graine qui renforce sa singularité est cette dispute pour une fille avec son ami George Underwood qui le frappe et provoque ce traumatisme irréversible à l'oeil gauche,  anisocorie à 15 ans, son regard devient étrange avec ces yeux faussement vairons.

 


La cinquième graine est l'aura et le guide que représentait son demi frère, Terry Burns (né en 1937).  Il le guide dans la découverte de la littérature, du Jazz, du Rock N' Roll (Presley en particulier) ... avant de décompenser progressivement sa schizophrénie.


La sixième graine est la chance éducative après son déménagement en 1955 dans le quartier de Bromley, sur Plaistow Grove,  de fréquenter la "Bromley Technical High School" et l'école de musique où il apprend le saxophone alto. C'est là que sa créativité explose. Il compose et improvise.


 

La dernière est féminine, inoubliable pour lui, avec cet amour envahissant pour l'actrice Hermione Farthingale qui sera sa compagne de 68 à 69, où elle rompt et part en Scandinavie. 


 

Voilà, sept graine sur un terreau sans aucun doute fertile, et celui qui est né un huit janvier comme Elvis, va devenir une icône rock, un créateur de génie. 

D'abord les KonRads en 1962 (avec Underwood), où il joue du saxophone.


 

Puis The King Bees en 1963 (alors qu'il  quitté l'école et travaille dans une agence de publicité) sous le pseudo de  Davie où bien Davy Jones.

 

Puis cherche à se faire sponsoriser par le roi de la machine à laver John Bloom, qui le pousse vers le manager Les Conn, lui procurant l'opportunité d'un premier single chez Vocalion sous le nom de Davie Jones.

Liza Jane / Louie Louie Go Home // 1964


 

Déçu de son groupe The KIng Bees, il se rapproche de The Manish Boys qui signent chez Parlophone et tournent avec Gene Pitney, The Kinks ou Marianne Faithfull.

Ils font en 1965 un premier single avec  en face A la première composition de Davie Jones. A noter la présence d'un musicien de studio, guitariste, Jimmy Page.

I Pity The Fool / Take My Tip/ / 1965


 

 L'absence de succès signe la fin du groupe.

Avec l'aide de Shel Talmy, il participe au groupe The Lower Third sous le nom de David Robert Jones et va enregistrer un second single en août 65 et tourner avec les Who.

You've Got A Habit Of Leaving / Baby Loves That Way // 1965

 

Sans réussite, il décide de travailler avec Ken Pitt, change de nom pour David Bowie pour s'éloigner d'un patronyme trop proche de celui du chanteur des Monkees , Davy Jones.

 



Et la réussite survient dès le premier single en janvier 1966, chez Pye Records, entrée dans les charts et articles dans la presse spécialisée. Il se classe dans le Top 40 de Melody Maker.

Can't Help Thiking about Me / And I Say To Myself // 1966 

 


La machine à succès est lancée.


 

 

Diffiicile de s'arrêter quand on écoute les multiples reprises de la musique de David Bowie ; voici donc sur quatre épisodes ,  des Covers sélectionnées très arbitrairement selon mes goûts et prêtes à déguster. 

 Bonne nostalgie !

David Bowie Tribute : Compression 1 / 2026

 


 

  1. The Heart's Filthy Lesson : Ahab Rex
  2. Five Years : Containers
  3. Jean Genie : Die Lady Di
  4. Ashes To Ashes : Bojan Z
  5. Absolute Bigginers (Feat Tiago Bettencourt) : David Fonseca
  6. Life On Mars : Miguel Atwood Ferguson
  7. Aladdin Sane : Ten Jinn
  8. Moonage Daydream : Casper Anderson & Mickey Matta
  9. Rock N' Roll Suicide : Seu George
  10. Big Brother :Joe Budenholzer Loser's Lounge
  11. Look Back In Anger : Landskape
  12. Space Oddity : Emilie Simon
  13. Heroes : Moby
  14. Golden Years : Count Zero
  15. Warszawa : Teathing Vells
  16. Let's Dance : Leila Biali

 

La photographie de la pochette est tirée d'une préparation au show à la BBC des Manish Boys en 1965 

( Livre David Bowie : une vie en images par Chris Welch)

 

Un petit lien ?

Dire que j'ai préparé cela juste avant d'entendre que Mshka Assayas préparait une émission radio spéciale sur Bowie !

Sorgual 

2 commentaires:

  1. Y'a un doc qui circule en ce moment (où ??) J'ai appris l'influence de Marceau, le mime pour le personnage Ziggy. Un univers à lui tout seul. Ma petite dernière (21 ans qd même) vient de se procurer la BD "Starman".. moi ça me plait bien, de prendre l'occasion de replonger sans cesse comme ça, une nouvelle fois. Plus encore que la musique, elle est fasciné par le design, ses modes, son look, ttes les idées créatives qui emballent sa musique. Elle m'a offert le vinyle d'Alladin que je n'avais qu'en CD.. eh ouaih, ça a de la gueule ;). Elle aimebien sapérode Reality/Heathen/Hours que je m'évertue à passer qd y'a du monde autour de moi.

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  2. C'est un grand plaisir que de refaire son parcours musical, incroyable comme il m'a marqué ... j'ai prévu 4 épisodes mais j'aurais du en faire dix !

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