Le jeu du hasard :
Je n'ai jamais gagné au Loto où à la Loterie puisque je n' y joue pas (une séquelle logique de mes cours des calculs statistiques en première année de Médecine ?) ; mais j'ai parfois pris de grand risques chez mon disquaire.
- Faire une confiance aveugle à son idole !
Mistral perdant comme dirait Renaud : Mistrial !!!, mais Lou qu' a tu fais !!!
- Acheter car la pochette est belle sans avoir jamais entendu le groupe, les oreilles en mode éteint pendant des mois par les révisions pour les terribles partiels puis les examens !
Ah purée c'est donc ça le punk rock ! Pour un choc, cela en était un (délicieux par ailleurs).
- Acheter parce que le nom du groupe sonne bien et que l'on a envie d'une pause dans le pop-rock ! Quelle belle et réjouissante pioche.
Cette impulsivité m'a presque manqué quand j'ai ciblé mes achats en fonction de mes lectures de magazines spécialisés, principalement Rock N' Folk et Les Inrockuptibles.
Pour autant, mon ratio merveilles/déceptions m'a semblé inchangé, en appréciant au départ le passage du vinyle au CD pour la facilité de rangement...
Puis j'ai découvert en toute naïveté le monde des blogs par un clic chez Jimmy, et la face du monde de ma musique a changé.
Elargir l'horizon, discuter entre amateurs pas forcément tous éclairés, goûter avant d'acheter et se poser des questions sur ses propres choix. Mesurer son aculturation dans certains domaines, lire et explorer, se sentir fier de connaître l'inédit.
Ressentir de nouveau par le partage ce que l'on aimait dans nos discussions adolescentes entre potes autour du tourne disque mono puis des premières chaînes Hifi.
Et puis se sentir proche, amis, de pseudonymes du net ... faire confiance à cet inconnu ami pour tenter l'écoute et le voyage.
Reste parfois le hasard, l'envie de savoir ce qui se cache derrière une pochette inconnue mise en libre accès sur la toile. Désolé pour l'artiste et son absence de royalties, mais d'un autre côté je ne l'aurais sinon jamais écouté, connu, et peut être acheté une production ultérieure.
On ne changera pas l'humain, tout le monde préfèrera sur le hasard du chemin entrer dans un musée gratuit que payant, pas de radinerie la dedans, juste un réflexe et l'envie de ne pas se faire avoir.
Donc aujourd'hui un petit clic heureux sur cet album en réédition Deluxe, album de Bram Vanparys.
Belge bien sûr (petit pays mais quelle densité d'artistes que j'adore), en provenance de Gand, il se fait entendre en Flandres avec son single Alas My Love. Mais ce "Jeff Buckley du Plat Pays" va étoffer son son, faire ressortir ses influences (Radiohead et PJ Harvey), pour délivrer ce merveilleux opus en 2009 sous le nom de son groupe "The Bony King Of Nowhere" . Une voix à la Tom Yorke et une musicalité divine.
J'adore et cherche le CD dans les rayons de moins en moins garnis de mes disquaires ... pour l'instant pas trouvé.
The Bony King Of Nowhere : Alas My Love 2009 (Deluxe Edition 2021) Helicopter
- The Sunset
- There I Am
- Everything I Like
- Maria
- Alas My Love
- Taxidream
- Favourite
- loosing Gravity
- Visitor
- (Adrift)
- My Invasions
Bonus de 2021 (The Land Of Bony King Of Nowhere)
- Losing Slow
- Valley On A Planet
- The Sunset
- Favourite
- Maria
- Losing Gravity (Live Au Théâtre Royal Namur 2009)
- Alas My Love
- Taxidream
- The Land Of Bony King Of Nowhere
- Visitor
- There I Am
- My Invasions
- Losing Backwards
Sorgual
Malheur. Les disques achetés au pif, au feeling, à la pochette ou pour un nom repéré dans les crédits, j’en ai encore que je n’ai jamais réussi à refourguer )) Je ne parle même pas des disques durs saturés de téléchargements, dans mon cas loin d’être intelligent. Plutôt du genre à laisser emule tourner toute la nuit pour un lendemain matin digne de noël. Je te le dis, méfie toi. Si tu dois déménager souvent tout ceci finira par une hernie discale )))
RépondreSupprimerEmule !... un souvenir de cernes et de plantage juste avant la fin du chargement d'une lenteur exaspérante...
RépondreSupprimerTrès joli papier plein d’appel rappel aux souvenirs. Il va rejoindre le dossier de cet album déjà proposé par LASPYKE – site très structuré – avec en prime un avis toujours en peu de mots mais essentiels, j’en suis jaloux la concision n’étant pas une de mes qualités.
RépondreSupprimerJe partage en grande partie tes descriptions, me manque aujourd’hui les écoutes à plusieurs, histoire de se chamailler. Aujourd’hui c’est souvent à deux ma mie et moi, ou un pote et moi. Mais en soirée nous n’imposons plus ce rituel peu partagé. Je crains la musique en bruit de fond et généralement j’évite de l’écouter de peur de décrocher de la soirée.
Un souvenir quand je me présente avec le Bruce Springsteen « Bord To Run » à sa sortie, la bande fortement biberonné soit au Rock Stones, Lynyrd Ou la prog VDGG mais très peu de soul… Les potes « Vire moi ce truc, on dirait du Elton John » ha ha avec le recul ….
Oui Laspyke, beau site dont je me souviens, je crois que je n'ai pas cherché plus loin quand il a privatisé l'accès.
SupprimerAh moi aussi, me manque cette écoute à plusieurs où l'écoute pour faire découvrir dans l'espoir de partager ses émotions.
Ma douce n'écoute pas les mêmes choses que moi, plus tournée vers ce qui se danse, où passe à la radio, adepte des "voix" et du rock qui déménage, privilégiant la voix à la musique ...
On arrive quand même à se faire des playlist communes !!!
Et grâce à ce papier je suis sous le charme de la douceur de ce disque, facilement apprécié quand on fond justement devant les Buckley ou Elliott Smith
RépondreSupprimerJ'adore cet album (peu les bonus) et je plussoie pour Elliott.
SupprimerLe texte du site LASPYKE
RépondreSupprimer"Alas My Love, The Bony King Of Nowhere’s critically acclaimed debut album, was released in 2009. As it was only released on CD at the time, the record now finally gets its first release on vinyl in 12 years later.
Today more than ever, the intriguing universe shaped by then 22-year-old Bram Vanparys alongside producer Koen Gisen sounds fresh and alluring. Back then the album was often referred to as an acoustic sibling of Radiohead. Today, other names come to mind such as Andy Shauf or Big Thief, while its quirkiness sometimes recalls the work of Aldous Harding.
The deluxe gatefold 2LP edition includes a series of beautiful pictures, personal liner notes and the original album on disc one, as well as a selection of home recordings Vanparys made between 2006 and 2008 on disc two. This second LP, aptly titled The Land Of The Bony King Of Nowhere, also reveals a previously unreleased track called Valley On A Planet. Next to the 12 demos, this selection also includes a 2009 live version of Losing Gravity." (Source Bandcamp)
Plus d'infos : https://tbkon.bandcamp.com/ ou https://thebonykingofnowhere.bandcamp.com
Réédition de son premier album (2009). Deux vinyles sur la version Deluxe dont le deuxième avec live et démos.
Un bel album de ce chanteur belge à découvrir.
Belle analyse. Aldous Harding me semble un tantinet plus aventureux.
RépondreSupprimerAh tiens, The Bony.. j'ai découvert y'a peu avec le dernier. ça m'a bien botté. Je vais tenter celui là
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