Il Avait Du Chien :
Joe Cocker
John Robert Cocker est né à Sheffield en 1944, et on ne lui en voudra pas d'avoir abandonné à seize ans l'école de plomberie pour se consacrer à la musique.
Il se fait connaître par sa voix rauque, ses gesticulations, quand habité il chante du Ray Charles ou du Sam Cooke dans les pubs de Sheffield. Car ses références sont avant tout la musique noire, Blues et Rhythm And Blues. Un blanc qui chante le blues comme un noir !
Cela fera dire à Ray Charles "Il a des larmes dans la voix !".
D'abord leader du groupe "The Cavaliers" , il essaye de se lancer sous le nom "Vance Arnold And The Avengers" qui tournera en première partie des Rolling Stones et des Hollies.
Payé une misère, fin 1963, il grave un premier single chez Decca qui sort en 1964 ; une reprise de Ray Charles "Georgia On My Mind", mais c'est la face B avec la reprise des Beatles "I'll Cry Instead" qui le fait remarquer.
En 1966, après une année de pause ou il travaille pour une companie de gaz, il constitue son équipe, avec son ami Chris Stainton, "The Grease Band", qui l'accompagnera vers la gloire, alors qu'il déménage pour le sud de l' Angleterre à la demande du manager Denny Cordell.
Le single "Marjorine" (initialement simple face B) est le premier à se placer dans les hits parades en 1968.
A noter que Chris Cordell a écarté certains musiciens du groupe, dont le guitariste remplacé par un certain débutant Jimmy Page.
Il se produit et tourne avec ce groupe de musiciens sous le nom de "Joe's Cocker Big Blues Band".
Et la renommée vient avec leur reprise des Beatles , la réinterprétation de "With A Little Help From My Friends" totalement réarrangée par le claviériste Tommy Eyre.
Le premier album "With A Little Help From My Friends" sort en 1969
Il sera porté par la performance inoubliable ce 17 Août 1969 à Woodstock, au troisième jour du festival, alors que la météo se détériore. Sa place est faite aux USA.
Télévisions et concerts.
En novembre 1969, sort le deuxième album "Joe Cocker !"
Le groupe est le suivant :
- Joe Cocker : Chant
- Chris Stainton : Claviers
- Léon Russell : Claviers et guitare
- Alan Spenner : Basse
- Henry Mc Cullough, Clarence White, Sneaky Pete Kleinow : Guitares
- Bruce Rowland, Paul Humphrey : Batterie
- Milt Holland : Percussions
- Merry Clayton, Bonnie Bramlett, Rita Coolidge, Patrice Holloway, Sherlie Mathews : Choristes
Toujours ce grand interprète, des reprises classieuses de Bob Dylan, Leonard Cohen, Lloyd Price, The Beatles, Dunn, The Beatles encore, Léon Russell x 2, John Sebastian. Finalement peu de compositions de Cocker et Stainton : That's Your Businees Now et les 3 Bonus.
J'adore passer fort ce vinyle chiné à la foire aux disques.
Il enchaîne une interminable et épuisante grande tournée en 1970 aux USA, avec les membres du super groupe constitué par Léon Russell "The Mads Dogs And Englishmen".
C'est à cette époque qu'alcool et drogues commencent à le détruire.
Ancien fumeur invétéré au sevrage tardif, presque un an après son dernier concert, il meurt d'un cancer du poumon en 2014.
Joe Cocker : Joe Cocker ! / 1969
- Dear Landford
- Bird On The Wire
- Lawdy Miss Clawdy
- She Came In Through The Bathroom Window
- Hitchcock Railway
- That's Your Business Now
- Something
- Delta Lady
- Hello, Little Friend
- Darling Be Home Soon
- The New Age Of Lily (Bonus )
- Something's Comming On (Bonus)
- She's So Good To Me (Bonus)
Sorgual











.jpg)

"With a Little.." j'ai oublié à quel point ce titre me colle, bien avant que je ne m'intéresse à la musique, mes cousins je crois. A titre de grande découverte ensuite, pour moi ce sera "Mad Dogs & Englishmen" et sa suite de reprise, mais M. Cocker quand il reprend il ne redonne pas. "The Letter" est à pleurer de bonheur....alors que "Cry Me A River" est à danser!!
RépondreSupprimerDingue comment on le reconnait jeune. C'est le champion des reprises, il prend tout à luipour en faire des choses torrides et sâles :)) rien que "First we take Manhattan".. énorme. Le super son sec (aussi) du disque bleu "Sheffield Steel" est singulier, j'ai même un faible pour celui d'après "Civilized man" alors que là, le son est étouffé faible.. en tout cas entre 72 et 78, il a pas mal d'albums très secondaires mais qu'il fait bon avoir. J'ai trouvé "Stingray" y'a pas longtemps.
RépondreSupprimersheffield avec la rythmique sly and robbie (et des choristes tels robert palmer...) est une montagne... et civilized man a bcp tourné sur ma platine...
SupprimerMémorable à Woodstock
RépondreSupprimer"With a little..." comme on ne l'oubliera jamais avec sa voix unique, rauque, violente
Une pure merveille
Je le réécoute souvent. On ne s'en lasse pas JJH
Chez lui je prends tout, car même dans la période "post" où il s'est tout de même entouré de la crème des requins FM (les potes de Stainton dont on ne dira jamais assez qu'il est un claviériste rock qui a forgé une certaine idée de l'usage des instruments et du piano dans le style - voir chez Clapton ce qu'il apporte...).
RépondreSupprimerl'émotion immédiate du gars qui donne absolument tout en un titre, un concert, dès qu'il se place devant le pied du micro, ne le prenant jamais en mains, pour faire aussi parler son corps emporté par la musique.
Et puis chez Joe, il y a toujours ou presque ce petit hommage en reprises de Steve Winwood, de Traffic qu'il fait bon entendre repassé à sa moulinette gutturale.
Can't Find My Way Home ... ce gars fut un magicien.
vous me donnez envie de reprendre sa discographie plus tardive que j'ai partiellement zappée.
RépondreSupprimerJ'ai connu 4 grands moments musicaux avec Joe Cocker.
RépondreSupprimerD'abord l'album live "Mad dogs and english men", qui a tourné au moins 1 jour sur 2 sur ma platine pendant 3 mois.
Puis l'achat de la video cassette du concert de Woodstock et cette interprétation fabuleuse de "A little help from my friend". L'album "Sergent pepper lonely hearts club band" est considéré depuis presque 10 ans comme 1 chef d’œuvre absolu, malheureusement mes connaissances en musique ont des lacunes et je n'ai toujours pas découvert pourquoi des chansons comme " good morning good morning", "being for the benefit of Mr Kite",, "fixing a hole", "lovely rita" et "getting better" sont des chefs d'oeuvre. Pour les chansons "with a little help from my friend" et "when I'm sixty four", ce sont les interprétations de Joe Ccker et de Mona Lisa Twins dont je suis fan.
Le troisième choc avec Joe Cocker fut dans une émission d'Antoine de Caunes, un dimanche matin (chorus ?, rapido ?, les enfants du rock ?), avec la chanson "seven days" de Bob Dylan. Cette chanson est revenue me hanter pendant plusieurs années,jusqu'à ce que (grâce au paiement d'une garde de nuit d'interne) j'achète enfin l'album "Sheffield steel"
Le quatrième choc fut la chanson "unchain my heart". Le 45 tours a été rapidement acheté et régulièrement joué à fond.
Depuis j'ai apprécié quelques unes des nouvelles chansons de Joe, mais sans connaître le grand frisson.
Oups, petite erreur : L'album "Sergent pepper lonely hearts club band" est considéré depuis presque 60 ans comme 1 chef d’œuvre absolu.
SupprimerSheffield Steel est pile dans la période que j'ai négligé et reprend doucement chronologiquement ...
RépondreSupprimerSergent Pepper est un chef d'oeuvre, si l'on le replace dans sa temporalité, un des premiers dans l'inventivité absolue, l'utilisation orchestrale pop, la qualité de l'écriture
Heureusement pour eux, le génie de la reprise qu'était Joe leur a laissé quelques originaux intacts.