mercredi 29 juillet 2026

Rouler Pour Toujours :

Pris la main dans le sac :

 

Les géniaux Stones d'aujourd'hui m'ont donné l'envie d'écouter les Stones d'hier !


 

Mais lequel ?, quel choix de roi. 

 

The Rolling Stones 

 


Sticky Fingers peut être traduit de multiples façons ... dont "la main dans le sac".

Sans doute en 1970, on peut penser qu'il évoquait la sale période qu'ils traversaient.

 

Les finances presque à sec en raison des procès liés à la drogue.

Ils sortent d'une épuisante tournée aux USA entachée par la mort d'un spectateur assassiné par le service d'ordre à Altamont.

Brian Jones est mort un mois après son éviction du groupe.

Leurs amis Janis et Jimi ont disparus avec leurs overdoses. 

 


 

Déjà une longue carrière et un nouvel album studio, le premier avec Mick Taylor qui apporte sa fraicheur et originalité, le premier album en liberté sans la tutelle de Decca

 


 

Premier délice, le fait d'avoir gardé sous le coude "Sister Morphine" enregistré en mars 1969, après la version de Marianne Faithfull.


 

Deuxième joie, utiliser leur propre studio mobile à Stargroves , au manoir acheté par Mick, pendant l' été et l'automne 1970, après avoir finalisé quelques premiers titres aux studios Muscle Shoals en Alabama (fin 69) et Olympic Studio à Londres.

 


 

Troisième victoire, publier sur leur propre label Rolling Stones Records avec son célèbre logo (créé par John Pasche) qui apparait pour la première fois. 

 


 

L'idée géniale de Andy Warhol pour cette pochette crée par Billy Name, même si les disquaires la redoutaient avec le risque par l'empilement des albums d'endommager les disques (ce qui conduisit à la modifier, retirer la fermeture éclair métallique, je vous dis pas le prix des quelques versions originales existantes). 

C'est Joe Dallesandro, acteur des films de Warhol (le Joe de Lou Reed dans "Walk On The Wild Side") qui probablement pose (pas si sur, en tout cas il l'a revendiqué).

Pochette curieusement modifiée en Russie. 

 


 


Et c'est un album de rupture, le plus travaillé depuis leurs débuts, mais bien que gardant une structure "classique" blues rock, loin de la mode du mellotron et du Moog, est un virage plus pop, moins roots. 

 

La patte de Jimmy Miller, le producteur, est sans doute là , dans la trilogie : Beggar's Banquet, Let It Bleed, Sticky Fingers,  poussant à l'extrême la quintessence de ce rock soyeux sans temps faibles.

 


Le groupe est le suivant : 

  • Mick Jagger : Chant, Guitare, Percusssions. 
  • Keith Richards : Guitares
  • Mick Taylor : Guitares
  • Bill Wyman : Basse, Piano électrique
  • Charlie Watts : Batterie 
  • aidés de 
  • Billy Preston : Orgue 
  • Bobby Keys : Saxophone Tenor 
  • Jim Price : Piano et Trompette
  • Jim Dinkinson, Jack Nitzsche, Nicky Hopkins, Ian Stewart : Piano 
  • Rocky Dijon : percussions 

 


 

"Brown Sugar" :

 

Enregistré en Alabama, 

 


 

Mick raconte tous les travers de l'Amérique (esclavage négrier, le sexe (consenti ou pas) par une femme noire (peut être inspirée de son histoire avec une célèbre choriste), et la drogue plus en clin d'oeil pour la rime que pour le produit (l'héroïne en argot)).

Alors que Keith s'échine à trouver un gros son crade, après le célèbre riff d'introduction signé Mick Jagger... 

La bonne idée vient de l'introduction des cuivres en particulier du solo de saxo, qui magnifie le morceau.

 

"Bateau négrier de la côte d'Or aux champs de coton,

vendant au marché sur le port de la Nouvelle Orléans.

Le vieux négrier balafré sait que les affaires marchent, 

écoutes le fouetter les  femmes aux alentours de minuit.

"Sucre Brun", pourquoi as tu si bon goût ?

"Sucre brun" tout comme une jeunette doit avoir ... "

 

"Sway"

 


Totalement lié à Mick Taylor pour la composition et les riffs inoubliables, Keith restant au second plan.

C'est le premier titre enregistré dans le studio mobile. Il parle de la dépression, de la difficulté de mener sa vie ...

 

"C'est juste le démon qui t'as pris sous son emprise,

je ne peux que laisser tomber mes larmes sur le sol poussiéreux.

Pour tous mes amis posés sur le sol du cimetière,

je ne supporte plus ce sentiment d'abattement. 

C'est juste le démon qui t'as pris sous son emprise ..." 

 

"Wild Horses"

 


 

J'ai déjà parlé de ce fantastique morceau pour un épisode de Hit Improbable, de son lien avec la paternité de Keith, mais aussi avec Marianne Faithfull, égérie de Mick et de Keith ... 

Jim Dickinson est au piano, et le chant de Jagger est déchirant. 

Archétype d'une écriture parfaite à deux têtes, un de leurs plus beaux morceaux !

 

         "Je sais t'avoir rêvé en péché et en mensonges.

J'ai ma liberté, mais dispose de peu de temps.

La fidélité a été brisée, les larmes doivent être versées.

Les chevaux sauvages ne  peuvent m'emporter ... " 

 

"Can't You Hear Me Knocking"

 


Enorme riff stonien que déchire le cri du junkie en manque. 

Un morceau tout en progression avec l'apport de Mick Taylor et le paroxysme cuivré presque exotique (l'empreinte du Santana alors en vogue ?) sur ce fond syncopé des guitares subitement funky. 

Un des plus beaux solo de saxo jamais entendu. 

On peut se demander si là aussi, dans la deuxième partie très inventive du morceau, soutenue au clavier par Billy Preston, cette dérive jazzy, si Mick Taylor n'est pas à la baguette. Keith dira que c'était une improvisation de fin de séance qu'ils ont gardé.

 

"T'as les yeux tout cocaïnés !

Hey, tu danses comme si t'étais sous Speed.

Tu m'entends pas frapper à ta fenêtre ?

Tu m'entends pas cogner à ta porte ?

Tu m'entends pas dévaler ta sale rue ?

Aides moi !  Mon pote, je ne suis pas un étranger  ... " 

 

"You Gotta Move"

 


Et voilà une bonne reprise, un vieux blues. Bill Wyman au piano soutient le duel des guitares et la plainte de Mick Jagger, qui ressuscite le morceau de Fred Mississippi Mc Dowell.

 

"Tu dois te bouger !

Tu es peut être défoncé

Tu es peut être faible

Tu es peut être riche mon enfant

Tu es peut être pauvre 

Mais quand le Seigneur sera prêt

Tu devras te bouger ! ..." 

 

"Bitch"

 


Taylor est au riff, mais c'est Keith qui assure le solo d'un morceau une nouvelle fois marqué par les cuivres. 

Les Stones ne sont plus seulement un groupe, c'est un orchestre et tous leurs shows ultérieurs en seront la démonstration. Sexe, drogues, restent Rock N' Roll. C'est cru, bestial.

 

"On doit la mélanger, petite. 

On doit se l'injecter. 

Ca doit êtrel'amour, cette saloperie.

Vas y, fais ta sauce petite.

Tu dois te réparer

Ca doit être ça l'amour, une saloperie géniale. 

Des fois, je suis sexy, excité comme un étalon 

qui rue toute la nuit dans son box.

Parfois je suis si timide, devant être stimulé.

Je n'ai ni hargne, ni mordant.

Très bien, t'as compris !

Oui quand tu m'appelles,

je salive comme le chien de Pavlov ..." 

 

"I Got The Blues"

 


Est un retour aux fondamentaux, avec encore une belle progression cuivrée sous tendue par le travail aux claviers de Nicky Hopkins et Billy Preston

Des paroles en auto-dérision des blues du delta.

 

"C'est comme ce genre de groupes du Sud.

Tu sais, ils font ces morceaux très lents.

Je veux dire, ils faisaient parfois des morceaux super rapides, 

mais ils faisaient ces ballades super lentes.

Nous nous sommes inspirés de cela. 

Et parfois tu as des airs vraiment lents comme celui ci,

mais c'est difficile de garder le tempo lent !

Tu viens d'accélérer !

Je veux dire, nous sommes ce genre de groupe,

nous allons accélérer les choses !! ... " 

 

"Sister Morphine"

 

Encore un chef d'oeuvre sublimé par la guitare slide de Ry Cooder. La plainte de Jagger qui chante les paroles coécrites par Marianne Faithfull, mais qui n'en est pas créditée. 

C'est l'appel d'un patient(e) cloué sur un lit d'hôpital, peut être après un accident (une overdose ?), qui réclame sa dose de morphine, mettre fin  (définitivement ?) à ses souffrances (à son manque ?) dans une progression douloureuse et délirante.

La chanson sera interdite en Espagne, qui refusera également la pochette de Warhol, disque devenu alternatif et collector. 

 


 

"Je suis allongé ici dans mon lit d'hôpital,  

dis moi ma soeur Morphine, quand reviens-tu ? 

Oh, et je ne pense pas pouvoir attendre longtemps.

Oh, tu vois je ne suis pas si fort ! 

Les hurlements de la sirène 'ambulance résonnent dans mes oreilles .

Reviens maintenant ma soeur Morphine,

Depuis combien de temps suis- je allongé ici ?

Qu'est ce que je fais ici ?

Pourquoi le docteur est sans visage ? ..." 

 

"Dead Flowers"

 


 Est un véritable country rock inspiré des heures de complicité entre Keith Richards et Graham Parsons.

C'est de l Americana pur jus avec un beau solo de Mick Taylor.  Paroles de la souffrance de l'homme abandonné, pas assez bien, qui va plonger dans la dope.

 

"Démolis moi petite Susie, démolis moi !

Je sais que tu penses être la reine de la vie mondaine 

Et chaque matin tu peux m'envoyer des fleurs mortes,

tu peux m'envoyer des fleurs mortes par courrier,

tu peux m'envoyer des fleurs mortes pour mon mariage !

Et je n'oublierai pas de déposer des roses sur ta tombe!

Alors quand tu relaxeras dans ta Cadillac rose bonbon,

faisant des paris au Derby du Kentucky,

je serai dans chambre au sous sol

avec une cuillère et une aiguille

et une autre fille pour m'enlever ma douleur"


"Moonlight Mile" 

 


Morceau de fin de cet album par ce titre magique de Mick Taylor, où Keith est absent. Tout comme sur Sway, Mike Taylor n'est pas crédité du titre. 

Le final est orientalisé. 

Le texte poétique est le moins triste de l'album, racontant l'artiste loin de sa dulcinée.

 

"Avec la tête pleine de neige, sur la vitre un visage connu se reflète.

Est ce que la nuit ne passe pas lentement ?

Les nuits sont longues, n'est ce pas !

Les bruits confus d'étranger m'assaillent le cerveau,

encore un autre jour de folie sur la route.

Ma seule raison de vivre, c'est d'être auprès toi.

Mais je suis à des kilomètres de toi sous le clair de lune ... "


Nota : mes traductions sont approximatives et très libres ....

 

The Rolling Stones : Sticky Fingers / 1971

 


  1. Brown Sugar
  2. Sway
  3. Wild Horses
  4. Can't You Hear Me Knocking
  5. You Gotta Move
  6. Bitch
  7. I Got The Blues
  8. Sister Morphine
  9. Dead Flowers
  10. Moonlight Mile 
  11. Wild Horses (version Acoustique / Bonus*) 
  12. Live With Me (Live At The Roundhouse 1971 / Bonus*)
  13. Love In Vain (Live At The Roundhouse 1971 / Bonus*) 
  14. Midnight Rambler (Live At The Roundhouse 1971 / Bonus*) 
  15. Honkt Tonk Woman (Live At The Roundhouse 1971 / Bonus*) 

 

J'ai rajouté en bonus* mes quelques versions arbitrairement utiles de la remasterisation de 2020.

 

Un petit lien nostalgique ?

 

Sorgual

mardi 28 juillet 2026

Plus de pause au Motel

Fermeture Définitive :

Plus de bruit au fond du passage Josset dans le XI°  arrondissement de Paris

Le bar a fermé ses portes en avril 2025

 

Ce lieu culte de la capitale était le rendez vous des artistes du monde entier, ivres de concerts Indie.

Il avait ouvert en 2007. Les murs tapissés d'affiches des références, Smiths, Belle & Sebastian, Sebadoh ...  et tout le monde se rencontre et échange.

On y croisait Clara Luciani, Mac DeMarco, Pete Doherty, The XX, Thurston Moore ... Tame Impala est né dans ce bar ... de ces rencontres entre musiciens et amateurs de musique, accoudés au bar circulaire.

 

 

Fermé après 18 ans d'activité.

 

On garde la trace de cette compilation qui vaut le détour ...  de nombreux groupes parisiens, un peu d'électro pop et de Hip Hop

Une joyeuse diversité 

 

Le Motel, Ma Maison : Compilation / 2018



 

  1. Les Enfants : Pharaon De Winter
  2. The Kiss (Jude Still Cover) : Mina Tindle & 0 (33) 
  3. Circular Rites (Feat Mehdi Zannad) : Dorian Pimpernel
  4. One Way Street : Nelson
  5. Monkey Smile : Yeti Lane
  6. Les Statues : Klub Des Loosers
  7. Tremblor Of Void : Of Montreal
  8. Natural Girl : Xavier Boyer
  9. Nora (Naked) : Orouni
  10. Cher Ami : The Rodeo 
  11. Don't Want To Be A Hippie But I Wanna Get Scones : School Daze 
  12. Dig : Thomas Subiranin
  13. Objet Trouvé : Ben Kerber
  14. We Won't Lose You : Team Ghost
  15. Après Le Crash : Inigo Montoya & Grand Soleil 
  16. L' Epice : Simple As Pop 
  17. Why Don't You Call : Blot
  18. Parasite : Jan Dark
  19. Chaque Jour : San Sebastien 
  20. Was : Lenparrot 
  21. La Main Invisible : Music For Alternative Babies
  22. Old Mum : Soleil Vert 

 

Un bon petit lien ?

 

Sorgual 

lundi 27 juillet 2026

Rappel

Remis dans l'oreille (par Dev) :

 

J'avais oublié cet album étrange des parisiens de Dorian Pimpernel

De la pop sophistiquée, intemporelle.

 


Le nouvel album de 2026 "Flowers Too", est sorti après douze ans de silence. Moins surprenant que celui dont je parle, quelques très belles fulgurances dans une pop luxuriante difficile à classer.

 


Le groupe se forme au début des années 2000, passe de deux à huit musiciens, quelques démos puis enfin le premier mini LP "Hollandia" en 2007, sorti sur un label japonais.

 


Mais il faut attendre encore sept ans pour la sortie du deuxième "Allombon" en 2014, sorti chez Born Bad Records. 

"Alfalfa" en video. 

 


Dorian Pimpernel : Allombon / 2014


 

  1. Paralipomenon
  2. Ovlar E
  3. Existential Suite
  4. Coodooce Melopia
  5. The Mechanical Eardrum
  6. Alfafa
  7. October Lane
  8. Alephant
  9. Teorema
  10. A Drowsy Waltz

 

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Sorgual 

dimanche 26 juillet 2026

Sur L' Ile Déserte ?

Il Avait Du Chien :

Joe Cocker



John Robert Cocker est né à Sheffield en 1944, et on ne lui en voudra pas d'avoir abandonné à seize ans l'école de plomberie pour se consacrer à la musique.

Il se fait connaître par sa voix rauque, ses gesticulations, quand habité il chante du Ray Charles ou du Sam Cooke dans les pubs de Sheffield. Car ses références sont avant tout la musique noire, Blues et Rhythm And Blues. Un blanc qui chante le blues comme un noir ! 

Cela fera dire à Ray Charles "Il a des larmes dans la voix !".

D'abord leader du groupe "The Cavaliers" , il essaye de se lancer sous le nom "Vance Arnold And The Avengers" qui tournera en première partie des Rolling Stones et des Hollies. 

 


 

Payé une misère, fin 1963, il grave un premier single chez Decca qui sort en 1964 ; une reprise de Ray Charles "Georgia On My Mind", mais c'est la face B avec la reprise des Beatles "I'll Cry Instead" qui le fait remarquer.

 


 

En 1966, après une année de pause ou il travaille pour une companie de gaz, il constitue son équipe, avec son ami Chris Stainton, "The Grease Band", qui l'accompagnera vers la gloire, alors qu'il déménage pour le sud de l' Angleterre à la demande du manager Denny Cordell.

 

Le single  "Marjorine" (initialement simple face B) est le premier à se placer dans les hits parades en 1968.


 

A noter que Chris Cordell a écarté certains musiciens du groupe, dont le guitariste remplacé par un certain débutant Jimmy Page. 

Il se produit et tourne avec ce groupe de musiciens sous le nom de "Joe's Cocker Big Blues Band"

 

Et la renommée vient avec leur reprise des Beatles , la réinterprétation de "With A Little Help From My Friends" totalement réarrangée par le claviériste Tommy Eyre.

 


 

Le premier album "With A Little Help From My Friends" sort en 1969

 

 

Il sera porté par la performance inoubliable ce 17 Août 1969 à Woodstock, au troisième jour du festival, alors que la météo se détériore. Sa place est faite aux USA.

 


Télévisions et concerts.


 

En novembre 1969, sort le deuxième album "Joe Cocker !" 

 


Le groupe est le suivant :

  • Joe Cocker : Chant
  • Chris Stainton : Claviers 
  • Léon Russell : Claviers et guitare 
  • Alan Spenner : Basse 
  • Henry Mc Cullough, Clarence White, Sneaky Pete Kleinow : Guitares 
  • Bruce Rowland, Paul Humphrey : Batterie 
  • Milt Holland : Percussions
  • Merry Clayton, Bonnie Bramlett, Rita Coolidge, Patrice Holloway, Sherlie Mathews : Choristes 


Toujours ce grand interprète, des reprises classieuses de Bob Dylan, Leonard Cohen, Lloyd Price, The Beatles, Dunn, The Beatles encore, Léon Russell x 2, John Sebastian. Finalement peu de compositions de Cocker et Stainton : That's Your Businees Now et les 3 Bonus.

 J'adore passer fort ce vinyle chiné à la foire aux disques.

 

 

 

Il enchaîne une interminable et épuisante grande tournée en 1970 aux USA, avec les membres du super groupe constitué par Léon Russell  "The Mads Dogs And Englishmen"

C'est à cette époque qu'alcool et drogues commencent à le détruire.

 


 

Ancien fumeur invétéré au sevrage tardif, presque un an après son dernier concert,  il meurt d'un cancer du poumon en 2014

 


Joe Cocker : Joe Cocker ! / 1969

 


  1. Dear Landford
  2. Bird On The Wire
  3. Lawdy Miss Clawdy
  4. She Came In Through The Bathroom Window
  5. Hitchcock Railway
  6. That's Your Business Now
  7. Something
  8. Delta Lady
  9. Hello, Little Friend
  10. Darling Be Home Soon
  11. The New Age Of Lily (Bonus )
  12. Something's Comming On (Bonus) 
  13. She's So Good To Me (Bonus)

 

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Sorgual 

samedi 25 juillet 2026

Signes Prémonitoires

Prémices "Hi Hi" :

C'est juste avant l'explosion en solo de Michael Jackson, a 23 ans !

 


 

The Jacksons (qui succèdent en 1975 aux Jacksons Five depuis leur départ de la Motown vers Epic Records) sortiront encore trois albums dont le Live de la tournée de celui qui m'intéresse "Triumph" en 1980.


 

Le groupe se compose alors de :

  • Michael Jackson :  Chant (Lead) , percussions, boîte à rythmes
  • Jackie Jackson : Chant (Wondering Who), choeurs et tambourin 
  • "Tito" Jackson : Basse et choeurs 
  • Marlon Jackson : Percussions, chant (duo sur Give It Up) et choeurs
  • Randy Jackson : Claviers, synthétiseurs, chant (duo sur Can You Feel It) et choeurs 

 


La structure musicale qui va changer la décennie est déjà là, avant que les images du danseur indissociable de sa musique envahisse nos écrans...

Quoique ce clip qui préfigure Thriller : Can You Feel It ! 

 

Curieusement, je n'ai pas suivi la vague à l'époque, ne me projetant pas dans cette folie qui entourait ce funk dansant qui emportait tout.



J'avais déjà un peu nagé à contre courant pendant le disco, une posture ? mon côté rebelle ? l'impression que la musique passait au second plan après la danse et le style ? Je ne sais.

Cet album a donc été la dernière limite de mes oreilles, avant que le temps ne répare mes oeillères.

 

The Jacksons : Triumph / 1980

 


  1. Can You Feel It
  2. Lovely One
  3. Your Ways
  4. Everybody
  5. The Place Hotel (Heartbreak Hotel)
  6. Time Waits For No One
  7. Walk Right Now
  8. Give It Up
  9. Wondering Who

 

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Sorgual 

vendredi 24 juillet 2026

Bienvenue Dans Le cabaret Rock :

L'année Grandiose :

1972, la rencontre avec Slade, disques qui s'écoutent fort, mes oreilles connaissent les premières acouphènes !

 

 

Après quand on sait que leur batteur Don Powell (Donald George Powel né en 1964 à Bilston) a appris le tambour chez les scouts puis a travaillé en métallurgie ... Il commence en 60 chez les "Vendors".

 


 

Il rencontre à Wolverhampton le guitariste Dave Hill (né dans le Devon en 1946) du groupe The Young Ones qui intègre le groupe "Vendors", Dave éternel dépressif au visage poupon.

 


 

Il sont rejoint chez "The N' Betweens" par le bassiste Jim Lea (Jim Whild Lea né en 1964 à Wolverhampton). Ce dernier est un multi-instrumentiste jouant également de la guitare, claviers et violon. 

 


 

Et l'équipe se complète en 1965 du chanteur Noddy Holder (né en 1946 à Walsall) qui jouait dans The Mavericks.

 



Le quatuor managé par Chas Chandler est rebaptisé "Ambrose Slade" pour son premier album de pop folk peu enthousiasmant en 1969.

 


Puis le nom est simplifié en Slade dès 1970 quand ils ne font presque plus de reprises, proposant leurs propres compositions le plus souvent de Noddy (les paroles) et Jim (la musique). 

L'album "Play It Loud" en 1970 passe un peu inaperçu.

 


 

 

La popularité décolle avec "Coz I Love You" en 1971


 

Et tout explose en 1972

Pas simplement leur musique, qui met les pieds dans le Glam Rock, portée par les riffs assassins de de Dave Hill et la voix de Noddy, mais aussi dans leurs titres de morceaux avec ces fautes d'orthographe qui qui énervaient nos profs d'Anglais, et surtout dans leur progressif look excentrique qui passe de skinhead aux paillettes, et là la magie opère comme si des bouseux avaient volés les costumes de scène de mannequins playboys permanentés ... 

Un décalage assumé qui colle parfaitement à leur musique.

 


 

Ils signent chez Polydor. 

Presque autant de single primés que les Beatles ... 

La suite sera plus compliquée avec un tournant vers le Heavy Metal pour essayer sans succès de percer aux USA. 

Purée , il a vécu Noddy ! 

 


1972

L'album live les installe en haut des charts et le succès leur fait faire une tournée en Australie (Status Quo en première partie) , phénomène rare à l'époque pour un groupe Britannique. Il est le reflet d'un groupe qui s'est trouvé, va finir de faire surtout des reprises sauvages et commencer à proposer ses propres titres.

Slade :Slade Alive / 1972

 


  1. Hear Me Calling
  2. In Like A Shot From My Gun
  3. Darling Be Home Soon 
  4. Know Who you Are
  5. Keep On Rocking
  6. Get Down And Get With It
  7. Born To Be Wild

 

En fin de cette même année sort l'album devenu une des références initiales du Glam Rock, et Noddy commence à porter son fameux chapeau haut de forme.

Il surprend tout le monde en supportant la comparaison avec Janis Joplin sur leur reprise de "Move Over". 

Slade : Slayed ? / 1972

 


 

  1. How'd You Ride
  2. The Whole World's Goin Crazy
  3. Look At Last Nite
  4. I Won't Let It Happen Agen
  5. Move Over
  6. Gudbuy T' Jane
  7. Gudbuy Gudbuy
  8. Mama Weer All Crazee Now
  9. I Don't Mind
  10. Let The Good Time Roll
  11. Coz I Love You (Bonus Track)
  12. My Life Is Natural (Bonus Track)
  13. Look What You Dun (Bonus Track) 
  14. Candidate (Bonus Track)
  15. Take Me Bak 'Ome (Bonus Track)
  16. Wonderin' Y (Bonus Track) 
  17. Man Who Speaks Evil (Bonus Track)
  18. Slade Talk To 'Melanie' Readers (Bonus Track) 

 

Don Powell sera victime en 1973 d'un terrible accident automobile dans lequel il perd sa copine. Il reviendra lentement  jouer, avec comme séquelle de fréquentes pertes de mémoire. 

 

Le Live 2, témoin de concerts en Angleterre et aux USA de 1976 et 1977, qui a l'avantage de reprendre quelques unes de leurs compositions, reste aussi un témoignage de cette époque initiale. 


Slade : Slade Alive Volume 2 / 1978

 


 

  1. Get On Up
  2. Take Me Bak 'Ome
  3. My Baby Left Me
  4. Be 
  5. Mama Weer All Crazee Now 
  6. Burning In The Heat Of Love
  7. Everyday
  8. Gudbuy T' Jane
  9. One Eyed Jacks With Moustaches
  10. Cum On Feel The Noize

 

Un gros lien ?

 

Sorgual