lundi 27 octobre 2025

Progressivement avec les mains

Les précursseurs :

Le Orme est fondé à Venise en 1966 par  Aldo Tagliapietra (guitare et chant) Nino Smeraldi (guitare) Claudio Galieti (basse) et Marino Rebeschini (batterie)


Ce dernier partira rapidement pour une carrière militaire, dès la parution du premier single sorti en 1967 : "Fiori & Colori" remplacé par Michi Dei Rossi à la batterie.


Le Orme est un mot de patois Vénitien signifiant  "Verre de Vin".

Peu après le deuxième single en 1968 qui a un bon succès "Senti L' Estate Che Torna", il enregistrent le premier album.


Ils ont un registre rock psychédélique en cette fin de 1968, "Ad Gloriam", pas désagréable, mais pas transcendantal à part le bon morceau inaugural  "Ad Gloriam".

(On retrouve ce titre remixé par David Holmes dans la bande son de "Ocean Eleven"). 

 

 
 
 
Un petit lien ?

Puis suit une compilation de titres beat de 67 encore plus anglophiles, de peu d'intérêt : "L' Aurora Delle Orme"sortie par leur ancienne maison de disque.


Et enfin les choses sérieuses commencent avec le troisième album de 1970.

Devenu trio (le bassiste est appelé à l'armée) , le groupe comprend :

  • Aldo Tagliapietra (guitare, basse  et chant)
  • Michi Dei Rossi (batterie et percussions) 
  • Tony Pagliuca (claviers)


Tony Pagliuca lui vient du sud de l' Italie, de Pescara. 

Ils chantent en Italien avec cette voix singulière et caractéristique d'Aldo et l'album est très marqué par le clavier qu'Aldo avait apprécié dans le travail de Keith Emerson croisé en Angleterre. 

Le groupe se cherche encore et on retrouve des traits psychédéliques ou jazzy, voire une reprise au clavecin de Scarlatti. Mais il y a déjà des percées étranges, bruitistes, et de longs morceaux en route vers le rock progressif.

Très agréable album. 

 

"Collage", enregistré à Milan, sort en 1971 avec une belle promotion car signé par Philips .

Popularisé par son passage à la RAI, l'album est directement un beau succès. 

Le Orme : Collage / 1971



  1. Collage
  2. Era Inverno
  3. Cemento Armato
  4. Squardo Verso Il Cielo 
  5. Evasione Totale
  6. Immagini
  7. Morte Di Un Fiore 

 

Un petit lien ? 

 

Après un peu de repos en Sardaigne, le trio qui diversifie l'intensité et la complexité ses claviers avec le Mellotron et un synthétiseur revient avec une pièce maîtresse.

"Uomo Di Pezza" sort en 1972 et enfonce un clou dans une mouvance rock progressif typé italien maintenant bien lancée et satellite des expérimentations anglaises et allemandes. 

Ils gardent la typicité italienne, romantique et feutrée, empreinte de racines classiques (comme cette délicieuse intro inspirée de Bach), où de folklore naïf, mais avec des flambées lyriques et inventives qui font penser à King Crimson.

Ce sera leur premier petit trésor qu'ils diffuseront en tournée, avec parfois des invités prestigieux comme Peter Hammil.  

A classer parmi les meilleurs grands disques du rock progressif Italien.

Et quelle pochette ! 

Le Orme : Uomo Di Pezza / 1972


 

  1. Una Dolcezza Nuova
  2. Gioco Di Bimba
  3. La Porta Chiusa
  4. Breve Immagine
  5. Figure Di Cartone
  6. Aspettando L' Alba
  7. Alienazione

 

Un petit lien ?


La suite de la discographie est très bonne, nous reparlerons bientôt de ce groupe. A suivre.

Sorgual 


 

dimanche 26 octobre 2025

Hit Improbable

Y a pas écrit La Poste !

Voilà un 45 tours que nous n'avions pas à la maison et que je m'empressais d'écouter en vacances chez mon cousin en Bourgogne. J'ai toujours adoré ce titre. 

The Letter par "The  Box Tops" 

En Août 1967 se fait entendre cette voix rauque qui fait penser à un vieux bluesman, et quelle surprise de voir cet adolescent de 16 ans, Alex Chilton chantant au milieu d'une bande de gamins. 

Un adorable playback en vidéo


 

On retrouve le groupe formé à Memphis :

  • Alex Chilton : chant
  • Bill Cunningham : basse
  • John Evans : clavier
  • Garey Talley :guitare
  • Danny Smythe : batterie 

 


Le groupe n'a pas de nom à l'entrée en studio et c'est le producteur Dan Penn qui le propose.

ce sera "The Box Tops"  

Le titre est une composition de Wayne Carson intitulée" The Letter".  Wayne Carson est une pointure, écrivant entre autre pour Elvis Presley.


Une chanson qui parle de la triste histoire d'un gars qui reçoit la lettre de son ex ... 

De la pure Blue Eyed Soul.  

Après une trentaine de prises, c'est enfin dans la boîte avec cette voix inoubliable qui sera magnifiée par les arrangements de Mike Leech avec ces cordes et cuivres qui musclent le morceau et lui donnent son emphase. Petite cerise sur le gâteau, Dan Penn  ajoute l'avion qui décolle en effets spéciaux.

 


 

Un hit mondial, partout dans les premiers du hit parade. 

Rapidement suivra l'album "The Letter / Neon Rainbow" enregistré sous la pression de la maison de disque, avec des musiciens de studio (sauf le hit original) et sans aucun titre écrit par Alex Chilton. On trouvera ainsi Russ Caccamisi à la basse et Richard Malone à la guitare électrique.


Le deuxième album sort en 1968  "Cry Like Baby" avec un petit succès.



Puis ensuite le succès les ignore pour les deux suivants et le groupe se sépare en 1970.

Une reformation aura lieu en 1996 pour une tournée américaine avec l'album Tear Off" en 1998 avec une reprise de The Letter . 


Que de reprises ... , de Peter Tosh And The Wailers (reggae) à Al Green (soul) , en passant par (le disco) Amii Stewart , le hard rock de Cheezboy , le country rock de Melanie,  la version surf des Ventures, La version soft rock de Marc Cohn, et la plus célèbre celle de Joe Cocker en 1970. 


 

The Box Tops : The Letter / 1967

 


  • The letter

 

Un petit lien ? (avec les 8 reprises)

 

Sorgual

 


samedi 25 octobre 2025

Relecture Fevrier 2017

 Quelle Une prémonitoire ? :

 

 

Mise au point : 

Loin de moi l'idée de fanfaronner sur nos propres institutions, où on a plus l'impression que nos politiques placent en avant l'ambition personnelle et le court terme plutôt que de se lancer dans un réel projet de société. 

Ils prennent le pays pour un jeu vidéo où ils donneraient des cours de rhétorique improvisée, de simples battles devant leurs fans déjà conquis, sans aborder le fond, sans écouter les autres et surtout pas ceux, même dans leur propre camp,  qui ont des idées pour le pays.  Le combat est dans la cour d'école et non plus dans la classe.

Et dire qu'ils critiquent aussi la Quatrième République en oubliant qu'elle a été le vecteur d'une économie flamboyante de de grands progrès sociaux en dépit d'un équilibre politique précaire !

Enfin pas envie de parler de politique ici, je dérape en raison de cette illustration, en plus quelle légitimité pour celui qui ne s'engage pas en politique pour faire mieux que les autres et n'affronte pas sa cruelle réalité ! Juste se cacher (au mieux) derrière son bulletin de vote devient peut être une lâcheté sociale en ces temps troublants et troublés. La liberté a un prix et des obligations.

 

Dans ce numéro de Février  2017 des Inrockuptibles , je retrouve une petite critique d'un album passé inaperçu, sans doute à tort pour les amateurs comme moi de pop vaporeuse et mélodique.


 

Coti K, le publie sous l'alias "The Man From Managra" qu'il utilise de 2014 à 2019 pour ses trois albums solo.

Coti c'est le nom de scène habituel d'un Grec né en Italie à Milan en 1966 , Costantino Luca Rolando Kriakos qui produit et compose de la musique plutôt électronique. 

Prolixe, il travaille aussi pour la publicité , le théâtre et le cinéma. 

Il joue également de la contrebasse.

Il a beaucoup collaboré avec Tuxedomoon, Blaine Reininger participant d'ailleurs à cet album. 

 

Juste un bon album rafraîchissant, sans prétention, mais cela aurait été dommage de ne pas lui redonner un peu de lumière. 

Une récréation cela fait du bien.

 

The Man From Managra : Half A Century Sun / 2017


 

  1. Sailor
  2. Saviours Of The World
  3. Sipping On Sorrow
  4. Se Ti Rivedro'
  5. Martha's Home
  6. You Can Keep Your Winters
  7. In This Century
  8. Because Of You
  9. Forgotten
  10. This Wind
  11. Paddle Away 

 

Un petit lien ? 

 

Sorgual 

 

 

vendredi 24 octobre 2025

De retour à Broadway

Comme un agneau sacrifié 

J'ai du apprivoiser à sa sortie ce double album en 1974, ayant du mal avec ce changement de cap, cette réinvention de son rock progressif britannique par Genesis.


"The lamb Lies Down On Broadway" est un carrefour.

Le groupe est devenu adulte, certains mariés ont des enfants, d'autres vont divorcer, tous ont une vie à côté de la musique, même si ils essayent encore de se retrouver à la campagne pour travailler.

Ils décident donc pour se retrouver au calme de louer la maison Headley Grange, où Led Zeppelin a enregistré "When The Levee Breaks", avec son studio mobile,  et composent pendant six mois ce qui dès le départ voulait être un double album.


La maison est dans un état lamentable, pleine de rats. 

Le titre phare est une intro piano par Tony Banks dont  Peter avait développé la musique . C'est lui qui voulait une histoire, un guide qui rassemble tous les morceaux, un album concept.

Il imagine donc l'histoire de ce  jeune et pauvre New Yorkais nommé Rael, d'origine Portoricaine, zonard qui voyage dans des mondes imaginaires, poussé dans le labyrinthique souterrain par un étrange nuage qui plane sur Broadway, affrontant de multiples épreuves pour trouver la sortie et sauver son frère.

Pourquoi a t'on l'impression que c'est surtout l'album de Peter, alors que c'est celui dans lequel il est musicalement le moins impliqué ? Sa voix est peut être plus travaillée et présente, les morceaux courts et les trouvailles sonores annoncent son futur parcours personnel ?

Peter travaillait, souvent seul à l'étage, les paroles ,pendant que les autres composaient la musique au rez de chaussée. Un assemblage parfois difficile.

La situation se dégrade quand Peter s'absente pour discuter un projet cinéma (musique de film et scénario)  avec William Friedkin (L'exorciste), puis pour accompagner Jill sa femme qui a un accouchement difficile avec une fille prématurée.

Le groupe n'est plus si uni,  les musiciens prenant plus de plaisirs sur les instrumentaux que dans le carcan de l'histoire imposée par Peter et la quatrième face de l'album est un peu bâclée. 

Brian Eno travaille les voix sur In The Cage et The Grand Parade... 


Pendant la tournée qui suit, Peter annoncera au groupe son départ dans un lugubre hôtel de Cleveland, mais finira la tournée à Besançon le 28 mai 1975... dernier concert.


 

 

Cette version Deluxe re-masterisée est un plus, un net gain dans les aigus, un peu défaillants, même sur le vinyle initial. 

De plus on retrouve ce concert Live à Los Angeles l'année suivante. 

Le cinquième CD n'apporte rien et je ne vous le propose pas.

J'ai regroupé les titres en deux fichiers,:

- l'original de 74

-  le Live du 24 janvier 1975 au Shrine Auditorium de Los Angeles (Dont le son a été retravaillé, en studio, Peter ré-enregistrant sa voix et Steve ses parties guitares sur une grande partie des morceaux). Il sonne donc parfaitement.

 

Genesis : The Lamb Lies Down On Broadway / 1974 (Edition Deluxe 2025)


 

  1. The Lamb Lies Down On Broadway
  2. Fly On A Windshield
  3. Broadway Melody Of 1974
  4. Cuckoo Cocoon
  5. In The Cage
  6. The Grand Parade Of Lifeless Packaging
  7. Back In N.Y.C.
  8. Hairless Heart
  9. Counting Out Time
  10. (The) Carpet Crawlers
  11. The Chamber Of 32 Doors 
  12. Lilywhite Lilith
  13. The Waiting Rom
  14. Anyway
  15. Here Comes The Supernatural Anaesthetist
  16. The Lamia
  17. Silent Sorrow In Empty Boats
  18. The Colony Of Slippermen
  19. Ravine
  20. The Light Dies Down On Broadway
  21. Riding The Scree
  22. In The Rapids
  23. It.

 

Un petit lien ?

 

Et pour le Live de 1975, bien sûr comme sur scène dans le même ordre de titres que l'album, et qui se termine en rappel sur "Watcher Of The Sky".

 

 Un petit lien ?

 

Sorgual 


jeudi 23 octobre 2025

Mais que sont-ils devenus ?

Jeune retraitée ?

 

 

Plus de nouvelles musicales d'Ambrosia Parsley depuis 2013.

Celle que l'on pensait être la nouvelle Sade a disparue des radars depuis son seul album solo.

 

 

Ambrosia Parsley est née en 1971 en Californie à Reseda. C'est sa grand mère, semble t'il un sacré personnage, qui la pousse sur scène pour reprendre des chansons jazz dès ses sept ans.

Auteure, compositrice et chanteuse, elle débute avec le groupe Shivaree formé en 1997 avec Danny McCough (clavier),  Duc McVinnie (guitare et basse), puis Joey Waroncker (batterie et percussions), elle imposant sa voix grave de velours.

On oscille dans un style pop fusion mélangeant une country jazzy à des ballades parfois soul.


 

Mais les promesses sont grandes quand sort aux USA le premier album en 1999.


Il cartonne aussi en Europe dès 2000 avec ce hit imparable "Goodnight Moon", repris dans tant de séries et films (Kill Bill entre autre). 

 


"Corrupt And Immoral Transmissions" est un EP avec des morceaux Live sorti  en 2000.

 


 

"Rough Dreams "sorti en 2002 est le seul album que je possède, le moins intéressant.

 

"Breach" en 2004 est un bel EP


 

"Who's Got Trouble" en 2005, est de bien meilleure facture que le précédent album.

 

 Puis un dernier, sans grande saveur, ni étincelle, en 2007  : "Tainted Love : Mating Calls And Fight Songs"

Le groupe se sépare juste après. 

 

Puis Ambrosia sort son album solo assez country rock dans lequel on retrouve les participations de Benjamin Biolay et Joan Wasser (Joan As Police Woman) ... Pas vraiment essentiel sauf le morceau "Skin And Bone".


Ambrosia Parsley : "Weeping Cherry" / 2013

 

Un petit lien pour les puristes qui veulent fouiller. 
 

On la retrouve ensuite sur Radio Air America pour une chronique hebdomadaire en 2004, depuis plus de nouvelles sur le net. 

Que vous proposer ? ,

Impossible de passer sur le premier.

Shivaree : I Oughtta Give You A Shot In The Head For Making Me Live In This Dump / 1999 USA / 2000 Europe 


  1. Cannibal King
  2. Bossa Nova
  3. Daring Lousy Guy
  4. Arlington Girl
  5. Oh No
  6. Lunch
  7. Goodnight Moon
  8. I Don't Care
  9. Pimp
  10. Idiot Waltz
  11. Ash Wednesday
  12. Arrivederci

Un petit lien ? 

Ni sur le troisième 

Shivaree : Who's Got Trouble ? / 2005

 


  1. New Casablanca
  2. I Close My Eyes
  3. Someday
  4. Lost In A Dream
  5. Little Black Mess
  6. Mexican Boyfriend
  7. Fat Lady Of Limbourg
  8. 2 Far
  9. Baby Girls
  10. I Got All Black
  11. I Will Go To Quietly

 

Un petit lien ? 

Sorgual


 






mercredi 22 octobre 2025

Vieil Attardé ?

Anniversaire :

J'ai cherché un album de 1968, pour garder les nouveaux deux chiffres de mon âge qui ne sont pas 19 (vous vous en doutez vu mes goûts parfois très vintage).

Dans ma tête, je reste un adolescent explorateur, surtout quand je me plonge dans les musiques actuelles où anciennes, et je ne regrette pas de m'être lancé dans la stimulante aventure de ce blog.

Non c'est pas moi !! Je suis mieux conservé 💀 !

C'est Robert Crumb qui illustre l'album choisi.



En plus avec une de ses  nombreuses pochettes mythiques crées depuis 1968

Lui même était un  joueur de guitares et autres petits instruments à cordes. 

Grand amateur de Blues et Jazz et Country, il collectionne et participe à plusieurs groupes. 

Il publie plusieurs compilations. 

Il s'intéressera aussi au musette après son installation en France.

Il y en a plus de cent pochettes répertoriées !


 

 
Sa première pochette dessinée fut celle de cet album.

"Cheap Thrills" 

C'est le deuxième album de Big Brother And The Holding Company, le dernier avec Janis Joplin comme chanteuse, publié chez CBS en août 1968.

Le titre initial "Dope, Sexe and Cheap Thrills" a été refusé par CBS qui a assagi le nom de l'album ! 

 

Le groupe est composé de : 


  • Janis Joplin : chant
  • Sam Andrew : guitare et basse, chant
  • James Gurley : guitare
  • Peter Albin : basse et guitare 
  • Dave Getz : batterie 

  


  •  

La texane Janis Joplin est dans les crédits de deux morceaux et trois des bonus, même si en fait c'était elle la plus impliquée dans les arrangements et la production de tout l'album. 

C'est une belle période pour elle, amaigrie, presque sobre, moins défoncée aux amphétamines, toujours cependant dans l'héroïne à bonnes doses.

"Piece Of My Heart" sort en single.


 

"Ball And Chain" est enregistré en public au Fillmore Auditorium de San Francisco. 

"Summertime" fait gagner à Joplin le statut de chanteuse star

La "Mama Cosmique" va ensuite débuter sa carrière solo avec le Kozmic Blues Band , et sombrer progressivement dans ses addictions qu'elle ne réussira à stopper brièvement que lors de son aventure amoureuse au Brésil. 

Mais sa rechute survient au retour aux USA, lors de l'enregistrement de "Pearl" en octobre 1970 qui est stoppé par sa mort d'une surdose d'héroïne. 

La hippie magique s'est éteinte le 4 Octobre 1970.


 

Big Brother & The Holding Company : Cheap Thrills / 1968 / Remaster 1999



  1. Combination Of The Two
  2. I Need A Man To Love
  3. Summertime
  4. Piece Of My Heart
  5. Turtle Blues
  6. Oh, Sweet Mary
  7. Ball And Chain
  8. Roadblock (Studio Bonus)
  9. Flower In The Sun (Studio Bonus)
  10. Catch Me Daddy (Live in Detroit,  Bonus)
  11. Magic Of Love (Live in Detroit, Bonus)

 

Un petit lien ?

 

Sorgual