Caricatures :
Mon père m'avait abonné à Pilote, je pense en 1970 car je me souviens des premières aventures du Concombre Masqué et me souviens de cette pochette.
Je le soupçonne d'avoir longtemps lu mon magazine hebdomadaire en premier ...
C'est dans Pilote que j'ai découvert l'Art de la Caricature.
Bien sur le percutant Reiser !
Et puis Morchoisme (Jean Claude) dont j'affichais dans ma chambre les dessins.
Une belle éducation à la tolérance et à l'irrévérence.
Badly Drawn Boy
C'est Damon Gough, né en 1969 à Dunstable, qui a choisit ce nom de scène, inspiré du personnage principal d'une émission télévisée "Sam And His Magic Ball".
Dans un bar de Manchester, il rencontre Andy Votel qui va lui publier en 1997 son premier single "EP1" sur le label qu'il vient de créer avec des amis.
Tirés à 500 exemplaires, ce collector vaut une petite fortune...
Puis "EP2" en 1998 avec son packaging étonnant avec une petite boîte à musique.
"EP3" enfin en fin 1998, le premier qu'il réalise chez XL Recordings.
Suivront en 1999 "It Came From The Ground" et "Once Around The Block" qui sera longtemps son titre signature.
Premier album avec dix huit titres et une belle critique ! Une pop très Mancunienne.
"The Hour Of Bewilderbeat" en 2000
The Shining , est une merveilleuse fausse piste pastorale, un délice joué avec les musiciens de "The Doves" et puis son délicieux grain de voix fait tout décoller.
Et la pop onirique débarque avec Everydody's Stalking.
Et on se laisse embarquer facilement, soulignant l'intégration de Once Around The Block, jusqu'au morceau de bravoure Pissing In The Wind, délicieuse ballade country qui vous scotche.
Une belle réussite que cet album, comme il le chante
- "Cette chanson sera encore là quand vous serez vieux,
- cette chanson vous soignera quand vous aurez froid,
- continuez de croire en vous,
- cette chanson va vous enrichir l'âme ..."
Il Collabore sur Psyence Fiction de UNKLE
Il réalise ensuite à Los Angeles une musique de film " Pour Un Garçon" pour les frères Weitz en 2002. Succès inattendu pour lui, dans un style différent de ce qu'il fait pour son album suivant composé dans le même temps.
"Have You Fed The Fish" sort ensuite en 2002.
Et puis "One Plus One Is One" en 2004.
Et "Born In The UK" en 2006 dont une partie des droits est reversée à Oxfam.
Avec toujours son improbable dégaine avec son bonnet vissé sur la tête.
Deux albums passés inaperçus "Is Ther Nothing We Could Do ?" en 2009, puis "It's What Thinking" en 2010, Musique du film "Monsieur Flynn" en 2012 ; ...
puis le silence.
Lui qui se sèvre difficilement de son alcoolisme, vit les contraintes de sa maladie de Crohn et de son diabète, assume un divorce compliqué, et revient en 2020 avec un nouvel album :
"Banana Skin Shoes".
Il raconte un peu tout cela dans cet album, parlant aussi de la prise de pouvoir et les décisions absurdes des populistes qui arrivent au pouvoir, fascinent par leurs discours, et détruisent par leurs actes ; de spiritualité, de maladie mentale. Il essaye de vivre, de profiter de la vie ; comme il chante "Press play, not stop or pause, not fast forward or rewind".
C'est dur à dire, mais sa sobriété et sa sérénité ont plutôt fait du mal à sa musique ...
Le clip de Disillusions (du premier album) est un must.
Bon que vous proposer dans tout cela ? Finalement j'ai retrouvé trois CD ...
Le premier est incontournable, mon préféré :
Badly Draw Boy : The Hour Of Bewilderbeast / 2000
- The Shinning
- Everybody's Stalking
- Bewilder
- Fall In A River
- Capming Next To Water
- Stone On The Water
- Another Pearl
- Body Rap
- Once Around The Block
- This Song
- Bewilderbeast
- Magic In The Air
- Cause a Rockslide
- Pissing In The Wind
- Blistered Heart
- Disillusion
- Say It Again
- Epitaph
Celui là me fait beaucoup penser aux atmosphères de Sparklehorse
Badly Drown Boy : One Plus One Is One / 2004
- One Plus One Is One
- Easy Love
- Summertime In Wintertime
- This Is That New Song
- Another Devil Dies
- The Blossoms
- Year Of The Rat
- Four Leaf Clover
- Fewer Words
- Logic Of A Friend
- Stockport
- Life Turned Upside Down
- Take The Glory
- Holy Grail
- Don't Ask Me I'm Only President (Bonus)
- Plan B (Bonus)
Et enfin, son plus intimiste :
Badly Drawn Boy : Born In The U.K. / 2006
- (Swimming Pool)
- Born In The U.K.
- Degrees Of Separation
- Welcome To The Overground
- A Journey From A To B
- Nothings Gonna Change Your Mind
- Promises
- The Way Things Used To Be
- Without A Kiss
- The Long Way Round (Swimming Pool)
- Walk You Home Tonight
- The Time Of Times
- One Last Dance
Sorgual
















si ce n'est déjà fait, je te conseille d'écouter l'album Friendly Fire de Sean Lennon, je lui trouve une vibration assez similaire.
RépondreSupprimerOui c'est vrai, mais pour lui toujours dans l'ombre du père... J'en avais un peu parlé dans mon article sur sa libération au sein de The Ghost Of A Saber Tooth Tiger.
RépondreSupprimerMerci pour l'hommage Badly Drown Boy, groupe que je vénère. Pour Pilote et le reste, je te conseille le site bookys-ebooks.com. Ils sont en pleine période Pilote/Charlie à l'heure actuelle. Mais aussi Tintin et Spirou... Enormément d'archives vraiment intéressantes.
RépondreSupprimerMerci pour l'adresse ...
RépondreSupprimerThanks for these, and all the others! Keep up the good work!
RépondreSupprimerMerci Capt Deli et bienvenue
RépondreSupprimermerci beaucoup pour cette découverte.
RépondreSupprimer« The Hour Of Bewilderbeast » enfin sorti de ce titre qui ne me lâchait plus. « Silent Sigh » (mais quel titre, aussi dangereux que « Baker Street » pour ne pas découvrir Gerry Rafferty) Quel album, merci d’y être revenu. Il colle avec ma définition du plaisir d’écoute quasi instantané – aidé par ce que j’aime – et la promesse qu’il y a encore à découvrir, tout n’a pas été entendu. Au début je pensais Elliott Smith mais finalement par la richesse et les changements j’ai fini par admettre une personnalité forte. Notes, j’ai résisté à ne pas sauter des chansons pour écouter de suite « Pissing In The Wind ».
RépondreSupprimerLa vidéo « Disillusion » est bien à l’image du disque : belles idées, développements surprenants et une grosse dose de sympathie.
Pour finir : Tu évoques, la grande époque avec Gotlib (que je suivrai !) et Patrice Leconte (j’ai fait le lien plus tard), Tu évoques Charlie moi c’était Hara Kiri, en lecture libre chez mon coiffeur père de mon meilleur copain, je laissais passer les clients pour continuer ma lecture 😉
Je crois que tu as trouvé le terme exact, pop sympathique, et même quand l'encre s'efface avec le temps , il en reste quelque chose. Juste trois notes et on fredonne "Pissing In The Wind"
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