La Famille Parfaite.
Il fait une association d'idée immédiate entre Musique - Film - Acteurs et parfois Réalisateur, une symbiose totale imprimée dans nos vies et mémoires.
- Miles Davis - Ascenseur Pour L' Echafaud, Jeanne Moreau, Louis Malle
- Georges Delerue - Le Mépris - Brigitte Bardot - Jean Luc Godart
- ...
parfois et souvent un souvenir incomplet
Zut, l'auteur chanteur de "Suicide Is painless "dans Mash ?
d'autres fois de vrai casse têtes :
Retrouver Fred John derrière "Judy In Disguise" dans Good Morning England !
Ici la symbiose est évidente :
"Virgin Suicide" de Sofia Coppola, Kirsten Dunst et ce morceau de Air : "Playground Love".
C'est le premier film de Sofia qui sort en 1999 (2000 en France) qui parle du destin tragique des soeurs Lisbon dans la banlieue de Détroit. Quel choc esthétique et tragique ce film.
Edgar Poe disait "la mort d'une belle femme est le sujet le plus poétique du monde !"
Mais Sofia dans son propos dépasse le côté tragédie romantique et la "beauté de la souffrance" en sublimant l'intimité dépressive de cette famille parfaite, l'ambiguïté de la posture adolescente, l'inertie du mal être, les failles du monde parfait de l'American Dream. Elle fait deviner le laid sous les nombreuses belles couches de peinture clinquantes et douces. Elle fait sentir le factice et jette le trouble.
Pour Sofia, ce film est un exutoire parlant de la difficulté de l'adolescence, d'exister auprès d'un père imposant, d'un frère absent, mort d'un accident à 15 ans .
Et cette ritournelle :
- I'm a high school lover and you'te my favorite flavor.
- Love is all, all my soul, you're my playground love.
Elle a été coécrite par le (futur) mari de Sofia (Thomas Mars : chanteur de Phoenix) et Air (Nicolas Godin et Jean Benoît Dunckel).
Le groupe a à cette période un grand succès aux USA avec l'album "Moon Safari" et Sofia l'écoute en boucle. (Moi aussi car je viens de recevoir la réédition collector)
Les festifs Versaillais, venus tardivement à la musique, acceptent de faire la musique du film et voulant sonner vintage utilisent batterie, piano, orgue et basse. Thomas Mars pose sa voix et joue de la batterie sous le pseudonyme de Gordon Tracks. Hugo Ferran est au saxophone.
Belle bande son

Mais ce morceau là, gravé, impossible d'en sortir.
Air : Playground Love / 2000
Sorgual








Bonjour Sorgual. Film marquant oui, et qui continue de marquer les nouvelles générations. Et c'est tant mieux. C'est aussi l'apprentissage de l'altérité et de la zone grise.
RépondreSupprimerLe genre de film sur lequel il ne faut pas zapper car on ne décolle plus du canapé avant la fin ...
RépondreSupprimerMusique entêtante, obsédante. Marrant comme musique et film s’influencent mutuellement, l’évocation du fait divers déteint sur la musique, sans le film la musique est apaisante, avec le film elle hérite du malaise. Tu sais comme dans Exorciste ou Blue Velvet.
RépondreSupprimerTiens un sujet qui m’accapare, « Virgin Suicides » tiré d’un fait divers ? Pas si sûr, une pure fiction qui s’inspire d’événements de type suicides adolescent·e·s, mais formellement ce fait n’aurait pas eu lieu. J’emploie le conditionnel car il y a un doute.
La question : est-ce important ? Pour la qualité du film, non. Mais pour les questions qui se posent, c’est un éternel débat avec Pascale, je viens de le relancer. Il faudrait que je revoie le film ; j’ai le souvenir d’un climat familial rigide qui évolue vers l’enfermement l’étouffement. ? C’est bien ça ? Ce suicide collectif facilite le propos, comme un surlignage. J’arrête là, j’entends Pascale « Arrête, tu te poses trop de question » Alors je place mon doute ici.
Promis, je vais réécouter ce disque. 😉
Oui l'histoire est vraie, à priori tirée d'un fait divers des années 70, dans une communauté ultra catholique, avec le suicide des enfants, le tout débouchant sur une nouvelle, puis un roman d'un autre auteur plus centré sur l'atmosphère que le suicide, et enfin le scénario et le film. Donc une vérité qui n'en est plus une.
SupprimerMoi les images qui me viennent avec cette musique varient, du rêve hamiltonien des garçons d'en face face aux beautés désirables, à la terrible chute du décès collectif quand ils viennent les sauver des parents psychorigides suite au SOS qu'elles leur lancent en morse avec une lampe électrique...
Après la réalité est elle importante dans une fiction romancée ... pas vraiment.
Il y avait le même rapport dans le film de Gus Van Sant "Elephant", les faits, mais une vision qui donnait une âme, des pistes sur les motifs, mais pas d'explication à la tuerie de Columbine.
retravailler une réalité et lui donner du corps, de la texture, de la pensée.
Sur une interview
Supprimerhttps://www.dazeddigital.com/artsandculture/article/16814/1/jeffrey-eugenides-virgin-suicides
==>
"DD: What made you want to explore teenage obsession and voyeurism through the male narrators?
Jeffrey Eugenides: I’m not sure that it was a conscious decision. But I met a young woman who was a babysitter for my nephew who told me that she and her sisters had all tried to commit suicide. That’s where the idea came from. I took that idea and cast it back into my own adolescence, and imagined, ‘What if there were some girls like that when I was growing up?’"
D'où cette question: si en partie une construction fictive mais raisonnable à partir de faits, est ce que le propos du film faiblit?
SupprimerC'est moi qui faiblit ... Pascale au secours, éloigne le de l'ordinateur !
RépondreSupprimerMais non, et si elles étaient que trois ou douze, ou bien catholiques pratiq.... aie aie ... Pascale j'ai pas finiiiiiii.......
Supprimer